De l'inconvénient de globaliser : l'arbre finit par cacher la forêt. Non, tout ne va pas mal sous le ciel de France. Selon les économistes du Crédit lyonnais, la consommation, sans être très dynamique, résiste ; le taux de chômage progresse, certes, mais moins fortement que la population active ; les revenus des ménages continuent d'évoluer dans le bon sens, sans compter que les taux d'intérêt sont bas. Une ombre au tableau toutefois : l'inflation qui pourrait avoisiner 2 % cette année selon les spécialistes.

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Si certains oiseaux de mauvaise augure donnent de la voix pour dire leur inquiétude pour 2003, en tout cas l'an passé, l'industrie agroalimentaire a fait figure d'exception industrielle, selon l'Insee. L'institut souligne tout à trac une production en croissance de 1,3 % en volume, un emploi salarié en augmentation et des prix à la production sages, voire même en baisse de 0,4 % après avoir bondi de 4,3 % en 2001. Et pour achever ce tableau plutôt coloré, il fait état d'un excédent du commerce extérieur en hausse de 8 % grâce aux vins, champagnes et mousseux. Quant à la consommation des ménages, elle s'est maintenue, progressant de 0,7% en volume, mais il est vrai que les estomacs ne sont pas extensibles.

Reste à espérer que l'industrie agroalimentaire ne fera pas figure d'exception trop longtemps, non qu'elle doive rentrer dans les rangs de la morosité, mais plutôt que les autres secteurs retrouvent un nouveau souffle, sans doute à l'exportation.