Interrogés sur les déclarations du Premier ministre à l’occasion d’un point avec la presse le 21 février, les services de Matignon ont précisé ce que Gabriel Attal avait entendu en déclarant le 30 janvier, devant l’Assemblée nationale, sans précision : « Il doit y avoir une exception agricole française. » Pour Matignon, « la France est la plus grande surface agricole en Europe, loin devant les autres. Ce sont des rendements agricoles en tête de liste, la plus grande diversité de production, et des exploitations très diverses. C’est cette exception que nous cherchons à maintenir ». Les services du Premier ministre n’ont pas évoqué de changement de position en matière de commerce international ou de budget. En entendant cette expression, difficile de ne pas penser à l'« exception agriculturelle », formule utilisée de longue date par la Coordination rurale, qui demande, derrière ces mots, une sortie de l’agriculture des négociations internationales sur le commerce. En des termes différents, la Confédération paysanne défend la même position. Pour rappel, c’est l’accord de Marrakech, instituant l’Organisation mondiale du commerce (OMC), qui a mis fin en en 1994 à l’exception agricole en imposant une libéralisation progressive du secteur.
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