Une part notable de l’agroalimentaire, pesant pour la France 18 milliards de chiffre d’affaires, avec 7 Mds de recettes à l’export, a vécu à l’heure de Bordeaux ces jours-ci et Vinexpo a démontré à nouveau quelles forces peut déployer le secteur mondial des vins et spiritueux dans lequel notre pays vient de retrouver son rang de premier exportateur (en valeur). Les gloires passées des grands crus de bordeaux ou de bourgogne ont été heureusement complétées ces dernières années - et malgré une crise quasi permanente dans bien des vignobles – par des vignerons et un négoce innovants et conquérants, capables d’autodiscipline et d’efforts de qualité et de marketing qui mériteraient d’être appliqués par toute la profession. Sans doute est-on encore loin du but car les concurrents étrangers, nombreux à Vinexpo, ne sont pas en reste. Cette situation n’est pas propre au monde du vin et l’ensemble de l’agroalimentaire français devrait en tirer les leçons. Ni le lait ni la viande ni aucun autre secteur ne peut faire l’économie de l’ouverture internationale, en particulier vers les nouveaux marchés porteurs, à la fois pour compenser l’atonie de la demande intérieure et pour éviter de s’endormir sur ses lauriers et pour profiter pleinement de l’émulation des nouveaux entrants sur les marchés. La réussite de la bataille de la compétitivité et de la pérennité est à ce prix.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.