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Exploitations laitières : les principaux freins aux revenus identifiés

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Une étude de l’Institut de l’élevage (Idele) pour FranceAgriMer et le Cniel (interprofession), publiée le 7 décembre, a identifié les principaux facteurs limitants du revenu des exploitations laitières sur un échantillon de 1 500 ateliers, à partir d’une analyse des coûts de production et des résultats. « [Le résultat] de chaque atelier est comparé à la médiane des ateliers de même type afin d’en identifier le facteur limitant », explique l’Idele. Pour 47% des ateliers, ce sont les charges qui constituent le principal frein. 31% des ateliers sont limités principalement par la production (dilution des aides, gestion des pertes animales, prix) et 22% par le volume de lait produit par rapport au nombre d’UTA non salariée. Parmi les charges, l’alimentation des troupeaux apparaît comme le principal frein pour 24% des ateliers, viennent ensuite les charges liées aux bâtiments et aux salaires pour 16% des ateliers. En cause, un mode de production alimentaire très autonome qui coûte cher aux exploitants, principalement les frais de mécanisation.

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A côté des charges, les produits (aides, ventes...) sont le principal frein aux résultats de 31% des ateliers : la dilution des aides surfaciques dans les volumes de lait produits (16%), la mortalité et la reproduction des animaux (10%) et, enfin, le prix du lait pour 5% des ateliers. « Ce qui peut sembler étonnant quand on connaît l’importance qu’il a eu depuis 10-15 ans pour expliquer les écarts entre années des revenus des exploitations laitières », souligne l’Idele. Une différence qui pourrait s’expliquer par la méthodologie de l’étude qui prend en compte les résultats de l’atelier sur une année donnée. « La variabilité du prix du lait payé entre exploitations d’un même type est plus faible que la variabilité des autres postes de produits et de charges », expliquent les auteurs. Enfin, dans 22% des cas, principalement des ateliers proches de la médiane des résultats d’ateliers, le principal facteur limitant est le volume de lait produit par UTA non salariée.

L’alimentation des troupeaux est le principal frein