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Production bovine Exportations et indexation des carcasses bovines, des dossiers très lents

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Des barrières réglementaires trop lourdes à l’export pour la viande bovine et une indexation des carcasses des vaches allaitantes inadaptée, Nicolas Sarkozy a abordé des sujets sensibles lors de son déplacement dans l’Allier le 25 novembre. État des lieux de l’avancement de ces dossiers.

Barrières réglementaires aux exportations de viande bovine et indexation des carcasses des vaches de race allaitante sur celles des vaches de réforme laitière, Nicolas Sarkozy a abordé deux enjeux majeurs de la filière bovine. Lors de son déplacement dans l’Allier, le 25 novembre, il s’est particulièrement adressé aux éleveurs de bovins viande et aux membres de la filière. À la suite du conflit entre les éleveurs et les industriels de la viande (7-11 novembre), un engagement du ministère de l’Agriculture avait été pris afin de diminuer « ces barrières réglementaires » aux exportations. Cet engagement avait déjà été annoncé lors du Salon des productions animales (Space), le 14 septembre, notamment envers la Russie et le Japon. Si Nicolas Sarkozy a écrit une lettre au président russe, Dmitri Medvedev, en octobre, pour demander de lever son embargo, aucune nouvelle ne transparaît à propos du Japon. Guy Hermouët, vice-président de la Fédération nationale bovine (FNB) est radical sur le sujet : « L’administration française est trop tatillonne. Il existe autant de réglementations que de départements. Quand l’Allemagne résout le problème des exportations avec la Turquie en 2 heures, la France met 3 semaines ! »

Des parts de marché perdus
Pendant ce temps, la Hongrie, la Pologne et d’autres pays européens prennent des parts de marché. « Les dossiers se traînent », se plaint ouvertement Guy Hermouët, qui rajoute que sur les pays du pourtour méditerranéen, au-delà du vif, il serait possible de vendre des carcasses ou de la viande désossée. « Les pays importateurs demandent des règles compatibles avec celles de l’Union européenne, mais la France au lieu d’alléger ces règles, en rajoute une couche supplémentaire. » Le dossier semble donc ne pas avancer. Au niveau de l’indexation des carcasses, FranceAgriMer a lancé une étude en région, selon Guy Hermouët, pour « savoir ce que les gens pensent des cotations ». L’étude devrait être terminée le 17 décembre. Effectuer les cotations à partir des cœurs de gamme, au lieu « du mélange d’animaux d’aujourd’hui », est la solution que souhaite mettre en place la FNB, d’après Guy Hermouët. « Cela limitera les disparités », explique-t-il.
Le sujet avance lentement, à la manière de l’engagement de Bruno Le Maire à propos de la modification des cahiers des charges de la restauration collective pour privilégier l’approvisionnement local.

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