La solution pour une agriculture européenne parfois fatiguée ? Les marchés extérieurs, répète inlassablement Bruxelles, affirmant que c’est le meilleur et presque le seul moyen pour elle d’aller de l’avant. L’objectif étant aussi, sans doute, d’éviter des mesures de soutien toujours jugées trop onéreuses. Dans cette optique, la promotion des produits de l’UE et sa politique commerciale revêtent une importance particulière. La première va être rendue plus efficace, à priori du moins, et sera dotée l’année prochaine de 111 millions €, dont 30 millions pour des campagnes en faveur de deux secteurs en souffrance, le lait et le porc. La même efficacité est attendue, de la part des négociateurs de la Commission européenne, pour la conclusion d’accords de libre-échange. Celui en discussion avec les États-Unis peut, selon certains analystes, être utile pour l’agriculture européenne. À de nombreuses conditions toutefois, et avec un sérieux bémol pour des productions fragiles, la viande bovine surtout. Les représentants de l’UE doivent en effet, au-delà de la question des droits de douane, s’attaquer, notamment et sérieusement, aux barrières non tarifaires que les Américains manipulent avec dextérité. Plus globalement, ils devront éviter la tendance à utiliser l’agriculture comme monnaie d’échange pour obtenir des concessions dans d’autres domaines. De bonnes résolutions à prendre au vu des nouvelles négociations commerciales que Bruxelles entend maintenant ouvrir avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande, membres, comme les États-Unis, d’un accord « concurrent » qui vient, lui, d’être conclu, le Partenariat transatlantique.
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