Le nombre de foyers de fièvre catarrhale ou maladie de la langue bleue continue de progresser en Belgique, où la maladie s’est répandue à travers tout le pays. En France, les autorités ont étendu la zone réglementée à 19 départements.
Le nombre de foyers recensés en Belgique depuis la mi-juillet se chiffre à 707. Le 24 août, il a été clairement établi que la maladie s’était répandue à travers toute la Belgique, après la constatation de la présence d’un foyer en province de Luxembourg. Mais les régions les plus touchées se situent dans le sud-est de la Flandre orientale et l’ouest du Brabant flamand. Le nombre de foyers va sans aucun doute encore augmenter, car les moustiques vecteurs de la maladie restent actifs tant que la température reste au-dessus de 10 degrés, indique l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaïne alimentaire. Selon le Boerenbond, le principal syndicat agricole belge, plusieurs vétérinaires et éleveurs de bestiaux ont déjà indiqué que les pertes économiques pour les exploitations touchées seraient lourdes. « La maladie semble plus agressive, touche davantage d’exploitations et provoque plus de décès que l’an dernier », précise le syndicat.
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101 cas en France, extension de la zone réglementée
La situation sanitaire concernant la fièvre catarrhale ovine (FCO) évolue dans le nord de la France avec la confirmation officielle de nouveaux cas. Ces cas s’élèvent, à la date du 30 août, au nombre de 101. Certains de ces cas, situés dans la Somme, le Pas-de-Calais et l’Aisne, ainsi qu’un nouveau cas notifié par les autorités allemandes dans la Sarre, conduisent le ministère de l’Agriculture à étendre la zone réglementée : 26 départements sont concernés, en partie ou en totalité. La rue de Varenne rappelle dans un communiqué que la mise en place d’une zone réglementée est destinée à prévenir la diffusion de la maladie sur le reste du territoire. Cette zone représente une bande d’environ 130 km entre le périmètre interdit de 20 km autour des foyers et la limite de la zone indemne. Elle est mise en place pour éviter la propagation de la maladie en contrôlant la circulation des animaux. Aucun cas de maladie n’y a été mis en évidence. Les mesures relatives aux limitations des mouvements des ruminants vivants (bovins, ovins, caprins…) en provenance des zones concernées ne sont pas modifiées. Le ministère appelle les détenteurs de ruminants à notifier tout symptôme suspect à leur vétérinaire sanitaire pour une détection précoce de la maladie.