Production et productivité agricoles
1. Nous reconnaissons l’importance d’une augmentation significative de la production et de la productivité agricoles (…). Ceci nécessite un ensemble équilibré de mesures pour augmenter la résilience, la production, la productivité et l’utilisation efficiente des ressources, en particulier dans les pays les moins développés et pour les petites exploitations familiales. Cela passe aussi par des avancées notables pour réduire les pertes avant et après récolte et le gaspillage alimentaire tout au long des filières.
2. Nous nous engageons à mettre en œuvre une large palette d’actions pour stimuler la croissance agricole. Parmi toutes ces actions, nous accorderons une attention toute particulière aux petits exploitants agricoles, notamment les femmes et les jeunes agriculteurs, singulièrement dans les pays en développement.
3. Nous sommes d’accord pour renforcer la recherche et l’innovation agricoles.
4. Nous apportons notre soutien à la première conférence du G20 sur la recherche agricole pour le développement, impliquant nos centres de recherche agricole, qui se tiendra à Montpellier les 12 et 13 septembre 2011 et le séminaire du G20 sur la productivité agricole qui aura lieu en octobre 2011.
5. Nous soulignons l’importance de la recherche et développement pour la productivité agricole, y compris pour les cultures orphelines et les cultures les plus adaptées aux climats et aux contraintes des pays en développement, comme les légumineuses, en faisant le meilleur usage de toutes les ressources génétiques végétales disponibles pour l’alimentation et l’agriculture.
6. Nous reconnaissons l’importance du riz pour la sécurité alimentaire, en tant que principale culture consommée en Asie et de plus en plus en Afrique.
7. Nous nous engageons à créer un environnement propice à l’augmentation des investissements publics et privés dans l’agriculture.
8. Nous encourageons les pays, les organisations internationales et le secteur privé à augmenter les investissements dans l’agriculture des pays en développement et dans les activités intimement liées aux gains de productivité agricole
9. En ce qui concerne les investissements, le renforcement de capacités, la gestion et l’atténuation des risques, l’engagement avec le secteur privé pour l’agriculture, la sécurité alimentaire et la nutrition dans les pays en développement, nous saluons l’intention des Banques de développement multilatérales et régionales de développer leurs interventions.
10. Nous favoriserons la diversification durable des cultures et les systèmes agricoles
11. Nous encourageons les travaux menés de façon cohérente par les organisations internationales sur les « Lignes directrices volontaires sur la gouvernance responsable de la tenure des terres, pêches et forêts » et les « Principes pour des investissements agricoles responsables » (PRAI).
12. Nous soulignons le besoin d’investir davantage et d’augmenter la coopération en matière de recherche et développement pour l’adaptation au changement climatique, notamment pour les petits exploitants,
13.Nous soutenons les travaux de la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC).
14. Nous insistons sur l’importance, en matière de santé publique, animale et végétale, de renforcer les réseaux internationaux et régionaux, l’établissement de normes internationales
Information et transparence des marchés
15. Nous reconnaissons l’importance d’informations au bon moment, exactes et
transparentes pour aider à traiter la volatilité des prix alimentaires. AMIS sera hébergé au sein de la FAO et disposera d’un secrétariat incluant d’autres organisations internationales.
16. Nous saluons le rapport des organisations internationales qui dresse un état des lieux sur les mécanismes d’information.
17. Nous nous engageons à prendre part à cette initiative en fournissant des données fiables, de qualité, précises, au bon moment et comparables.
18. Pour les pays en développement (…) nous soulignons la nécessité de mettre en œuvre des mesures de renforcement des capacités en lien avec AMIS, grâce aux mécanismes existants, notamment à la FAO, au PAM et au FIDA.
19. Nous reconnaissons le rôle clé joué par le secteur privé, notamment concernant les données sur les stocks.
20. Nous appelons également les organisations internationales à créer des liens entre AMIS et les systèmes d’alerte précoce.
21. Nous décidons de lancer, via le groupe sur l’observation de la terre, un réseau volontaire international de suivi de la production agricole reposant sur des données satellites.
Coordination politique internationale
22. Nous sommes convaincus qu’une gouvernance mondiale forte est indispensable pour atteindre la sécurité alimentaire mondiale.
23. Nous reconnaissons également le rôle important des autres organisations internationales. Nous les appelons à poursuivre et à renforcer leurs efforts.
24. Nous reconnaissons la nécessité d’améliorer la coordination politique et la cohérence politique en matière de sécurité alimentaire entre pays.
25. Ce groupe de hauts responsables (au sein de la FAO, NDLR) constitue le « Forum de réaction rapide » pour la coordination des politiques de marché.
26. L’ouverture et le bon fonctionnement des marchés sont essentiels pour permettre davantage d’investissement dans l’agriculture.
27. Nous soulignons la nécessité de conduire le cycle de Doha pour le développement à une conclusion ambitieuse, complète et équilibrée, en cohérence avec son mandat.
28. Il existe encore des barrières notables dans le commerce agricole international qu’il convient de réduire.
29. Reconnaissant en particulier que les obstacles aux exportations alimentaires qui entravent l’aide humanitaire pénalisent ceux qui en ont le plus besoin, nous convenons de faire disparaître les restrictions aux exportations alimentaires et les taxes exceptionnelles pour les aliments achetés à des fins humanitaires et non-commerciales par le PAM et nous convenons de ne pas imposer de telles mesures à l’avenir.
30. Nous reconnaissons la nécessité d’analyser plus avant l’ensemble des facteurs qui influencent les relations entre la production de biocarburants et (i) la disponibilité alimentaire, (ii) la réponse de l’agriculture à l’augmentation des prix et à la volatilité, (iii) la durabilité de la production agricole, et d’approfondir l’analyse des réponses possibles en terme de politiques publiques, tout en reconnaissant le rôle que peuvent jouer ces biocarburants dans la réduction des gaz à effet de serre.
Réduire les effets de la volatilité des prix pour les plus vulnérables
31. Nous reconnaissons l’importance des filets de sécurité ciblés afin d’atténuer l’impact d’une volatilité excessive des prix alimentaires.
32. Nous soulignons le besoin de renforcement des capacités dans chaque pays et d’autres efforts visant à simplifier l’accès des agriculteurs, des entreprises et des gouvernements aux marchés de gestion du risque correctement régulés.
33. Dans ce contexte, nous encourageons les banques ou agences de développement multilatérales, régionales et nationales à mettre en place un Mécanisme de conseil en gestion du risque.
34. Nous encourageons les banques ou agences de développement multilatérales, régionales et nationales à approfondir, d’ici novembre 2011, les instruments ou les mécanismes contra-cycliques.
35. Nous saluons la décision du groupe de la Banque mondiale de concevoir des outils de gestion du risque innovants.
36. Nous prenons note du séminaire public-privé sur la gestion du risque et la sécurité alimentaire organisé le 6 juin 2011 à Paris avec la participation de partenaires de développement multilatéraux.
37. Nous nous sommes mis d’accord sur les objectifs, les principes, les modalités et le calendrier d’une « boîte à outils de gestion des risques agricoles et de sécurité alimentaire ».
38. Nous reconnaissons qu’une assistance alimentaire moderne, flexible et diversifiée, reposant sur une large palette d’instruments qui garantit une réponse aux besoins spécifiques des populations ciblées, demeure un outil essentiel.
39. Nous soutenons l’élaboration d’une proposition de système ciblé de réserves alimentaires humanitaires d’urgence complémentaire aux réserves alimentaires régionales et nationales.
40. Nous invitons les organisations internationales intéressées à élaborer un code de bonne conduite pour une gestion responsable des réserves alimentaires d’urgence.
Régulation financière
41. Nous reconnaissons que des marchés financiers agricoles régulés de façon appropriée et transparents sont effectivement essentiels au bon fonctionnement des marchés physiques.
42. Une meilleure collaboration entre autorités, régulateurs et organismes responsables des marchés agricoles physiques et financiers améliorera la régulation et la supervision des marchés.
43. Nous saluons les travaux à venir de l’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV) fondés sur un ensemble de mesures concrètes.
44. Nous encourageons fortement les Ministres des finances et les Gouverneurs de Banques centrales du G20 à prendre les décisions appropriées pour une meilleure régulation et supervision des marchés financiers agricoles.
45. Nous nous engageons à assurer le suivi et à rendre compte régulièrement des progrès réalisés dans la mise en œuvre de ce Plan d’action.
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