À l’occasion de la conférence de presse annuelle de l’UFS (semenciers) le 14 décembre, son président Olivier Paul a annoncé une baisse des surfaces de semences de 3 % par rapport à 2022-2021, à 381 000 ha. Comment expliquer, alors, que la France reste le premier pays exportateur de semences dans le monde, avec un excédent commercial en hausse de 10 % ? « Cette augmentation est due à l’inflation, car le volume de semences exporté a baissé de 4 % », précise le président de l’UFS. Face à ces chiffres, il déplore « le problème persistant de l’attractivité des semences, dans un contexte d’aléas climatiques nombreux, et de cours des commodités agricoles qui flambent ».
En outre, il s’inquiète que l’accès à l’eau soit « aléatoire » pour les multiplicateurs « à des moments clefs de développement de la récolte ». En 2022, la production de semences a ainsi enregistré des pertes de rendements pouvant s’élever jusqu’à 25 %, en raison de la multiplication des épisodes de sécheresse, selon l’UFS. C’est pourquoi elle demande, comme lors de son assemblée générale, que soit reconnu le caractère « stratégique » de la production des semences, afin de garantir aux multiplicateurs un « accès sécurisé à l’eau ».
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L’autre dossier prioritaire concerne le projet de règlement européen sur les nouvelles techniques de sélection génomiques (NBT), pour lequel l’UFS espère qu’un accord sera finalisé avant les prochaines élections européennes de juin 2024. L’association précise toutefois souhaiter que le certificat d’obtention végétale (COV) reste la forme de protection première des semences NBT. Pour rappel, le COV reconnaît l’innovation de l’obtenteur, mais n’en empêche pas l’utilisation par un tiers à des fins d’élaboration de nouvelles variétés.