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Apiculture Face à une mortalité inexpliquée, l’Afssa appelle la création d’un institut technique

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Un rapport publié par l’Afssa sur la surmortalité des abeilles souligne le manque de recherche de terrain sur les causes de leur disparition. Les auteurs estiment que les parasites sont les principaux responsables des mortalités hivernales de butineuses. Ils préconisent la mise en place d’un institut technique pour préciser le rôle des pesticides.

Les parasites seraient la principale cause de disparition des abeilles selon un rapport publié mercredi 18 février par l’Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) sur les « Mortalités, effondrements et affaiblissements des colonies d’abeilles ». L’agence publique estime en conclusion du document que « les facteurs identifiés à l’origine de mortalité importante des colonies ont été essentiellement biologiques, en particulier, l’agent de la varroase », un parasite des pollinisateurs. Les auteurs précisent que l’étude n’a pas permis de « confirmer l’hypothèse d’un rôle prépondérant attribué aux pesticides par des professionnels de l’apiculture, dans la mortalité des colonies d’abeilles françaises ».

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Un manque d’études de terrain

Seulement, ce document n’apporte aucun nouveau résultat scientifique, les auteurs (une équipe d’experts européens) ayant compilé les résultats déjà existant de rapports officiels (ministère de l’Agriculture) et de publications scientifiques. Ils soulignent, par contre, que les bilans annuels publiés par le ministère de l’Agriculture et de la Pêche ne sont que peu représentatifs de la situation réelle de l’état sanitaire du cheptel apicole français en raison d’un manque de données concernant les molécules phytosanitaires. L’Afssa recommande donc la mise en place d’un réseau d’épidémiosurveillance pour récolter, en continu sur le terrain, des données sur l’état sanitaire des cheptels de butineuses. Et pour apporter des réponses concrètes aux apiculteurs, l’agence appelle vivement de ses vœux la création d’un institut technique regroupant une interprofession du miel.