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Faible incidence sur les profits

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L'ADEME a également fait une évaluation de l'impact de la taxe sur les profits des entreprises (toujours dans une hypothèse haute à 32 euros la tonne). La CCE n'affecterait pas significativement le taux de profit des entreprises de la branche de l'agroalimentaire, concluait cette étude, exception faite de la production d'alcool qui perdrait dix points de marge et de la fabrication d'autres produits laitiers, qui en perdrait 13. Toutes choses égales par ailleurs, le taux de profit brut (Excédent Brut d'Exploitation sur Valeur Ajoutée, EBE/VA) de la fabrication d'alcool resterait supérieur à la moyenne de l'industrie ; en revanche, celui de la « fabrication d'autres produits laitiers » (NAF 155D) chuterait sensiblement sous la moyenne. La capacité de ce sous-secteur à absorber le choc réside notamment sur sa capacité à répercuter cette hausse des coûts sur les prix de vente et sur le degré d'exploitation des gisements d'économies d'énergies existants (modernisation des procédés de fabrication, substitution de combustibles,…). Compte-tenu du poids de ce sous-secteur dans l'activité de la branche agroalimentaire (0,6%), la profitabilité de l'industrie agroalimentaire ne serait pas affectée de manière significative. Le choix d'une taxe différentielle atténuerait légèrement la baisse du taux de marge de la « fabrication d'autres produits laitiers » de 3 points. Pour les autres secteurs la différence est minime, ajoutait l'ADEME.

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