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Autorisations Faible mobilisation pour les consultations publiques

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La demande pour davantage de transparence ne faiblit pas en ce qui concerne les procédures d’autorisation des OGM. Mais la participation du public et des parties prenantes aux consultations organisées au niveau communautaire reste marginale. Les rares contributions montrent combien la crainte face à ces nouvelles technologies reste vive.

« Quelles que soient les analyses microbiologiques, les données toxicologiques, la certitude d’absence de réaction allergique, les qualités nutritionnelles, nous ne voulons pas d’OGM au Royaume-Uni», indique l’un des rares participants à la consultation effectuée par la Commission européenne dans le cadre de la procédure d’autorisation du maïs 1507xNK603. Au cours du mois d’octobre, de telles consultations publiques se sont achevées pour quatre autres dossiers d’organismes génétiquement modifiés en cours d’évaluation : les maïs MON863xMON810xNK603, le MON863xNK603 et le maïs NK603xMON810. Plus qu’une appréhension des enjeux pour l’autorisation ou non de tel ou tel produit, le résultat de cette démarche des institutions communautaires montre que la procédure destinée à accroître la transparence des décisions reste confidentielle. Seules les associations écologistes telles que les Amis de la terre ou Greenpeace, dont la lutte contre les OGM est l’une des priorités sont mobilisées. Armées pour ce type d’exercice, elles présentent des contributions de plusieurs pages souvent, très étayées scientifiquement. Et elles s’en prennent généralement à la crédibilité des évaluations menées par l’Autorité européenne pour la sécurité des aliments (EFSA) dont les avis sont publiés avant l’ouverture de la consultation et servent de point de départ au débat.

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Au final, seuls quelques associations, laboratoires scientifiques ou individus y participent. Les Pays-Bas, le Royaume-Uni et dans une moindre mesure l’Italie sont les pays les plus mobilisés.