En raison des effets combinés d’un conflit en cours et du Covid-19, près de la moitié de la population (47 %) de la République centrafricaine souffre d’une hausse brutale de l’insécurité alimentaire aiguë, alertent dans une analyse publiée le 19 mai l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM). Ils précisent que « plus de 2,2 millions de personnes, dont la plupart vivent dans des zones rurales, risquent de se retrouver en situation d’insécurité alimentaire aiguë entre avril et août (période de soudure) ». En conséquence, ils appellent à une aide d’urgence afin d’éviter que des gens meurent et que des moyens d’existence soient perdus. Selon Perpetua Katepa-Kalala, représentante de la FAO en République centrafricaine, « les perspectives concernant l’insécurité alimentaire n’ont jamais été aussi sombres ». La faute notamment à la pandémie de Covid-19 qui a à la fois « empêché la circulation des aliments et tiré leurs prix vers le haut », explique-t-elle. Sans oublier la période de soudure et les conditions climatiques qui vont aggraver la situation. De son côté, Aline Rumonge, directrice adjointe du PAM en République centrafricaine a même déclaré qu’elle n’avait « jamais vu auparavant tant de personnes poussées si brutalement aux limites de la survie ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.