C’est le candidat chinois à la direction générale de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), Qu Dongyu, qui a assez largement remporté le vote – pourtant annoncé comme serré – des pays membres (avec 108 votes sur un total de 191) qui l’opposait à la Française Catherine Geslain-Lanéelle, candidate de l’UE (71 votes), et au Géorgien Davit Kirvalidze soutenu par les États-Unis (12 votes), le 23 juin à Rome lors de la 41e session de la Conférence de l’organisation.
Biologiste de 55 ans (titulaire d’un doctorat en sciences agricoles et environnementales de l’Université de Wageningen aux Pays-Bas), Qu Dongyu était il y a peu vice-ministre de l’agriculture de Chine. Il succédera le 1er août au Brésilien José Graziano da Silva en poste depuis 2011. Le nouvel homme fort de la FAO a promis pour son mandat d’être « dans le concret » pour lutter contre la faim et la pauvreté dans le monde, tout en soulignant qu’il faudrait « réformer » l’agence pour en « faire une FAO nouvelle, plus jeune et plus dynamique ». Il a proposé d’attirer plus de moyens financiers venant du privé – avec des partenaires comme le géant chinois de la distribution Ali Baba ou la fondation Bill et Melinda Gates – pour développer les secteurs agroalimentaires, notamment ceux des pays en développement.
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La FAO est dotée pour 2018-2019 d’un budget de 2,2 milliards €, provenant à 39 % des cotisations obligatoires de ses membres et à 61 % de leurs contributions ainsi que de celles d’autres partenaires. Elle travaille avec les gouvernements et d’autres acteurs du développement aux niveaux mondial, régional et national pour « contribuer à éliminer la faim, l’insécurité alimentaire et la malnutrition ; rendre l’agriculture, la foresterie et la pêche plus productives et plus durables ; réduire la pauvreté rurale ; œuvrer à des systèmes agricoles et alimentaires inclusifs et efficaces ; augmenter la résilience des moyens d’existence face aux menaces et aux crises ».