Abonné

FAO : l’UE va essayer de s’entendre sur un candidat unique à la direction générale

- - 2 min

Les ministres de l’Agriculture de l’UE, réunis le 23 février à Bruxelles, ont convenu, lors d’un déjeuner de travail, de se mettre d’accord dans les prochains mois sur une candidature commune pour le poste de directeur général de la FAO qui sera remis en jeu en juin 2027. L’objectif des Vingt-sept est de s’entendre sur un nom d’ici le mois de mai. L’Italie a annoncé le même jour qu’elle soutenait la candidature de Maurizio Martina, ancien ministre de l’Agriculture (2014-2018) et actuel directeur général adjoint de la FAO. Mais d’autres personnalités sont également sur les rangs, notamment l’ancien commissaire européen à l’Agriculture irlandais Phil Hogan. « Il est crucial, aujourd’hui plus que jamais, de présenter un front uni et d’éviter toute apparence de division dans nos rangs. Cela augmentera nos chances de succès. Il y a bien trop longtemps, plusieurs décennies, que l’UE n’est pas parvenue à obtenir la direction de la FAO », a indiqué le commissaire européen Christophe Hansen. L’actuel directeur général est le Chinois Qu Dongyu qui a pris ses fonctions en août 2019. Il avait été élu face à une candidate soutenue par l’UE, la Française Catherine Geslain-Lanéelle. Ces prédécesseurs étaient Brésilien et Sénégalais.

Lire aussi : États-Unis : Donald Trump fait des coupes dans les fonds américains pour la FAO

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

bien-être animal
Suivi
Suivre

Christophe Hansen a aussi exprimé ses « inquiétudes concernant la direction actuelle », se disant préoccupé « par les tentatives d’instrumentaliser la FAO contre les sanctions occidentales imposées à la Russie dans le contexte de la sécurité alimentaire ». Il justifie aussi la nécessité pour l’UE de prendre la tête de la FAO car celle-ci « joue un rôle déterminant » dans l’établissement de normes dans le cadre du Codex Alimentarius alors que « l’un des objectifs clés de l’UE est de rehausser les normes mondiales afin de protéger l’environnement, la santé humaine, animale et végétale, ainsi que le bien-être animal ».