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FCO, le gouvernement décide de lever les périmètres interdits

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Stéphane Le Foll a annoncé, le 14 octobre par voie de communiqué, la levée des périmètres interdits, sur « la base de l’avis du Conseil national d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale (CNOPSAV) et en conformité avec la législation européenne ». « C’était la mort programmée des élevages de conserver ces zones », estimait une personne proche du ministère le même jour. À la suite des résultats de la surveillance programmée rendue le 12 octobre (90 % des résultats rendus) et de la réunion au ministère de l’Agriculture avec l’ensemble des acteurs de la filière bovine dont le CNOPSAV, le 13 octobre, il a été choisi de conserver deux zones : une zone indemne et une zone réglementée. Reste à savoir précisément comment permettre les flux de bovins entre les deux zones, sachant que le nombre de vaccins actuellement disponibles est insuffisant pour fluidifier les échanges. De plus, avec l’arrivée du froid, le vecteur devrait rentrer en période d’inactivité. Le communiqué du ministère précise bien d’ailleurs que le gouvernement a décidé « de poursuivre la stratégie vaccinale établie depuis quelques semaines et dont l’objectif est de vacciner en priorité les animaux destinés aux échanges européens et à l’export vers les pays tiers ou les animaux impliqués dans la sélection des races ». Les vaccins disponibles ne serviront donc pas à permettre le transit d’animaux de la zone réglementée à la zone indemne. Il a été également choisi de réfléchir la zone réglementée non pas à l’échelle de la commune mais du département. Ainsi, si une « petite zone » d’un département est en zone réglementée, elle pourrait passer en zone indemne. Le Centre de coopération International en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) s’est engagé de son côté à remettre sur pied une surveillance entomologique pour évaluer les déplacements et la présence du vecteur. Du côté des protocoles sanitaires, la signature d’un accord avec l’Italie ne devrait également pas tarder. Par contre, comme le précisent bon nombre d’interlocuteurs, avec la Turquie, la mise en place d’un accord risque d’être bien plus difficile.

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