Initié, le 29 octobre, par la Fédération française de commerce aux bestiaux (FFCB), le mouvement de non-collecte des petits veaux est levé « à effet immédiat », annonce la Fédération nationale de production de lait (FNPL), dans un communiqué de presse du 7 novembre. Une information confirmée, dans un communiqué du 8 novembre, par la FFCB.
Au travers de ce mouvement, les négociants dénonçaient l’augmentation des charges liées à la fièvre catarrhale ovine (FCO) causée par une hausse des cas positifs. Ils demandaient « à court terme, la réalisation des tests PCR chez les éleveurs avant la sortie des animaux, si ces derniers ne répondent pas à la clause de vaccination ; et à moyen terme, la mise en place d’une vaccination généralisée progressive à l’ensemble du cheptel français ».
Les difficultés portent principalement sur les exportations vers l’Espagne où les tests de détection de la FCO sont obligatoires. Ce marché est de plus en plus conséquent pour la filière avec environ 300 000 veaux exportés par an.
La FNPL, interrogée par Agra Presse, indique que les prises de sang (test PCR) continueront d’être effectuées par les opérateurs commerciaux et non par les éleveurs. La FFCB annonce également qu’il « a été acté que la désinfection de tous les veaux dès la naissance [sera] réalisée par l’éleveur, avec attestation signée par ce dernier. »
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Concernant la « volonté de la FFCB […] d’obtenir la vaccination généralisée du cheptel contre la FCO », les acteurs de la filière et le ministère de l’Agriculture, réunis le 7 novembre à l’initiative de la FNPL, ont également conclu que ce n’était pas envisageable.
En effet, il existe aujourd’hui des incertitudes concernant des évolutions de réglementation à venir. Ce n’est que partie remise pour les négociants qui demandent la définition d’une stratégie de commune de vaccination dès lors que « les éléments concernant la mise en place de la nouvelle loi de Santé Animale seront connus ».
Les prises de sang continueront d’être effectuées par les opérateurs commerciaux