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Fesneau annonce 60 M€ pour accélérer le biocontrôle

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Interpelé par le député Frédéric Zgainski (Modem, Gironde) au sujet du biocontrôle, le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau a annoncé la mise en place d’un programme de 60 M€ visant à encourager ces solutions alternatives aux produits phytosanitaires.

Une semaine après la « mise en pause » de l'élaboration du plan Ecophyto 2030, jusqu'au Salon de l'agriculture, le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau a annoncé le lancement « dans quelques semaines, ou quelques jours » d’un programme consacré au biocontrôle doté de 60 millions d’euros (M€), lors de la séance de questions au gouvernement le 6 février.

L’enveloppe sera constituée de 42 M€ de fonds publics et de 18 M€ de fonds privés. Selon M. Fesneau, les firmes doivent pouvoir « entrer dans la logique » afin d’apporter « les solutions dont ont besoin les agriculteurs ». Développé dans le cadre de France 2030, aux côtés de la ministre de l’Enseignement supérieur Sylvie Retailleau, le programme vise « à encourager les biostimulants et les outils de biocontrôle », précise M. Fesneau.

Parallèlement à ces annonces, le ministre de l’Agriculture a souhaité que l’innovation en matière d’alternatives puisse s’accompagner d’une rapidité d’homologation. « Nous avons besoin d’accélérer le déploiement des innovations, soit par l’expérimentation, soit par la généralisation, au niveau national ou européen », a soutenu M. Fesneau. L’objectif étant qu’une alternative, dès qu’elle est trouvée, soit « très rapidement » mise à disposition des agriculteurs, et aille « dans les cours de ferme ».

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Maintenir la compétitivité des exploitations

Le ministre de l’Agriculture répondait ainsi à une question du député Frédéric Zgainski (Modem, Gironde) concernant les leviers que le gouvernement compte activer pour favoriser le développement de solutions alternatives françaises, et ainsi « accompagner les agriculteurs vers la transition écologique tout en maintenant leur compétitivité ». « Il est urgent de soutenir financièrement la filière du biocontrôle. Dix millions d’euros sont d’ores et déjà consacrés à des projets de R & D. Mais il faut amplifier cet effort, et que des solutions alternatives soient trouvées pour tous les usages », estime M. Zgainski.

L’annonce du ministre de l’Agriculture intervient alors que l’élaboration du plan Ecophyto 2030, qui doit fixer la méthode de baisse d’usage des pesticides, a été « mise en pause » par le gouvernement, pour être présenté au Salon de l’agriculture. L’objectif étant, selon M. Fesneau, d’avoir le temps d’analyser divers facteurs. « Nous avons besoin d’un indicateur qui reflète bien les efforts fournis par l’agriculture, et qui ne décourage pas ceux qui essaient de trouver des alternatives », soutient M. Fesneau. Et d’ajouter que « des mesures de simplification pour éviter les surtranspositions » sont également nécessaires.

Dix millions d’euros sont déjà consacrés à des projets de R & D