Le Parlement européen a approuvé en première lecture le 26 avril, une nouvelle directive modifiant deux autres directives de 1994 sur les édulcorants et de 1995 sur les autres additifs alimentaires, clôturant ainsi la procédure de co-décision entamée avec les Vingt-cinq . En adoptant, à une écrasante majorité, le rapport du libéral Slovène Drcar Murko sur les propositions de la Commission européenne pour adapter la législation communautaire aux nouvelles données scientifiques, les députés ont en effet accepté une série d’amendements négociés avec les États membres.
La révision vise à autoriser de nouvelles substances et à réévaluer certaines dispositions antérieures, par exemple sur les teneurs en sels de nitrates et de nitrites. Jusqu’à présent, les valeurs autorisées se mesuraient en termes de valeurs résiduelles. Conformément aux recommandations de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA), la nouvelle directive impose de mesurer ces niveaux en termes de valeurs d’adjonction. Selon l’EFSA, les valeurs résiduelles s’avèrent en fait peu pertinentes d’un point de vue scientifique et sanitaire. Les députés ont entériné cette nouvelle approche en acceptant de définir une série de valeurs d’adjonction en fonction des produits. Comme le souhaitaient les États membres, ils ont toutefois prévu une série d’exceptions nationales, assorties de conditions strictes, pour des produits traditionnels comme les salaisons.
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Parmi les autres changements, figurent de nouvelles restrictions formulées à l’égard de l’hémicellulose de soja. Afin de faciliter l’alimentation des personnes souffrant d’allergies, l’utilisation de ce produit ne devrait pas être autorisée dans les aliments non transformés où la présence de soja n’est pas attendue. À l’inverse, le pullulan, un nouveau polysaccharide, le TBHQ, un anti-oxydant, et quelques autres produits ont été ajoutés à la liste positive des produits autorisés. La nouvelle directive modifie aussi les normes concernant les sulphites utilisés pour traiter les crustacés cuits, les raisins de table, les lychees et les fruits séchés réhydratés. Enfin, des amendements demandant une réévaluation de l’aspartame et de deux antibiotiques utilisés comme additifs ont été rejetés.