L’allemand Dr. Oetker va pouvoir racheter Alsa à Unilever, à condition d’accorder une licence sur la marque Ancel qu’il détient déjà au groupe Sainte Lucie, a indiqué l’Autorité de la concurrence le 29 janvier. Cette transaction dont aucun montant n’a été dévoilé avait été annoncée en février 2018, et notifiée par Dr. Oetker à l’autorité qu’en novembre dernier.
L’Autorité de la concurrence a annoncé dans un communiqué publié le 29 janvier qu’elle autorisait l’acquisition d’Alsa par Dr. Oetker, à condition que ce dernier accorde une licence sur la marque Ancel qu’il détient déjà dans le secteur des desserts à préparer, à la société Sainte Lucie.
Avant le rachat projeté auprès d’Unilever, Dr. Oetker est en effet déjà présent sur les marchés de la fabrication et de la commercialisation d’aides à la pâtisserie, ou encore de desserts à préparer en GMS via ses marques Ancel et Dr. Oetker et pour la restauration hors foyer et l’industrie agroalimentaire (essentiellement à la boulangerie-pâtisserie), via Dr. Oetker et Sébalcé. Ses concurrents se trouvent être Alsa pour la grande distribution et Moench pour la clientèle professionnelle.
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Une fois le rachat d’Alsa par Dr. Oetker entériné, "la nouvelle entité serait devenue le leader sur le marché de la fabrication et la commercialisation de desserts à préparer aux GMS, avec une part de marché nettement supérieure à 50 % ", rappelle ainsi l’autorité, portant atteinte à la concurrence sur le marché de la fabrication et commercialisation de desserts à préparer au détriment des GMS et in fine des consommateurs. C’est pourquoi l’Autorité de la concurrence a décidé "une solution clés en mains aux problèmes de concurrence identifiés", à savoir cette licence sur la marque Ancel à Sainte Lucie accordée "pour une durée de cinq ans, renouvelable une fois".
À noter que Dr. Oetker et Sainte Lucie ont d’ores et déjà signé un protocole d’accord le 15 janvier, qui présente les principaux termes des contrats de licence de marque et de sous-traitance. L’Autorité souligne encore que son feu vert est donné sous réserve de deux engagements liés. "Le premier vise à garantir la viabilité économique des actifs dans l’attente de la date d’effet de la licence de marque le 1er mai 2019. Le second consiste en la conclusion d’un contrat de sous-traitance permettant l’approvisionnement du licencié en desserts à préparer Ancel pendant une période transitoire de trois années afin d’éviter toute rupture d’approvisionnement et de permettre au licencié d’animer la concurrence immédiatement et indépendamment du développement de ses propres capacités de production".