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Fièvre aphteuse : après l’Allemagne en janvier, un foyer confirmé en Hongrie

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Un foyer de fièvre aphteuse a été confirmé en Hongrie dans une ferme située près de la frontière slovaque et à 50 km de l’Autriche, a indiqué la plateforme d’épidémiosurveillance ESA le 7 mars. La maladie a été détectée le 3 mars, puis confirmée le 6, dans un élevage de 1 418 bovins du village de Kisbajcs, à 2,5 km du Danube. Au 11 mars, date du dernier bulletin hebdomadaire de l’ESA, l’origine de la contamination n’était toujours pas connue, car « le sérotype en cause n’a pas encore été identifié ». Selon les autorités hongroises, des animaux issus de l’élevage contaminés « ont été transférés vers un autre site appartenant au même propriétaire (taureaux d’engraissement) ». Par ailleurs, « des lots d’animaux ont été envoyés en Autriche et en Slovénie (via un centre de collecte) », ajoute la plateforme française ESA.

Selon l’ESA, la fièvre aphteuse n’avait pas été détectée en Hongrie depuis cinquante ans. D’origine virale, cette épizootie très contagieuse pour les animaux, mais inoffensive pour les humains, a refait son apparition près de Berlin en janvier, une première dans l’Union européenne depuis 2011. Trois buffles d’eau étaient touchés, et ce foyer n’avait pas été suivi d’une propagation de la maladie.

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L’Allemagne peut toujours vendre à ses voisins européens de la viande produite en dehors des zones à risque mais, pour les autres pays, tout dépend de l’accord commercial en place. Le Royaume-Uni a ainsi suspendu ses importations de bovins, porcs et ovins, la Corée du Sud et le Mexique annonçant aussi des restrictions. En 2001, jusqu’à 10 millions d’animaux avaient été abattus au Royaume-Uni pendant une épidémie de fièvre aphteuse qui avait coûté à l’économie britannique près de 10 milliards d’euros.

L’élevage touché a expédié des animaux en Autriche et en Slovénie