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Fièvre aphteuse : Bruxelles rassure, Berlin sollicite la réserve agricole

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Le commissaire européen à l’Agriculture, Christophe Hansen, et le ministre allemand, Cem Ozdemir, se sont voulus rassurants, le 27 janvier lors de la réunion du Conseil Agriculture à Bruxelles, concernant les mesures de lutte contre la propagation de la fièvre aphteuse en Allemagne. Aucun autre cas n’a été détecté depuis la découverte d’un foyer sur trois buffles d’eau près de Berlin le 9 janvier. Mais face aux conséquences économiques subies par le secteur de l’élevage qui voit ses exportations bloquées, Cem Ozdemir devrait adresser prochainement à la Commission européenne une demande d’aide dans le cadre de la réserve agricole. En effet, l’Allemagne s’est vue suspendre de son statut de pays indemne vis-à-vis de la maladie. Plusieurs pays tiers (Corée du Sud, Mexique, Royaume-Uni) ont immédiatement cessé leurs importations de lait ou de viande. La Commission européenne est, depuis, en discussion avec ces partenaires commerciaux afin de leur faire reconnaître le principe de régionalisation et permettre la reprise des échanges depuis les zones qui ne sont pas affectées par le virus.

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Pas question à ce stade de vacciner en masse le bétail, que ce soit en Allemagne ou ailleurs dans l’UE qui perdrait alors son statut de zone indemne. Pour Bruxelles, le plus important, pour l’instant, est de retrouver le statut indemne sans vacciner. Mais si besoin, dans le cas où l’épizootie venait à s’étendre, 35 millions de doses d’antigènes vaccinaux sont disponibles dont quelque 5 millions qui correspondent à la souche découverte en Allemagne, a précisé la DG santé lors d’un échange, le 29 janvier, avec les eurodéputés de la commission de l’Agriculture. La période d’incubation annoncée par l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) est de quatorze jours. Une fois que deux périodes seront passées, le risque d’épidémie sera fortement limité. Les précédents cas dans l’UE datent de 2011 (Bulgarie), 2007 (Royaume-Uni) mais surtout de 2001 quand 11 millions d’animaux (surtout des ovins) avaient dû être abattus.