Lors de sa session générale du 25 au 29 mai à Paris, l’Organisation mondiale de la santé animale (Omsa) a officiellement reconnu l’ensemble du territoire brésilien comme « indemne de fièvre aphteuse sans vaccination ». Le même statut a été accordé à la Bolivie, « une prouesse si l’on songe à la coordination nécessaire aux niveaux local et régional dans ces deux pays », souligne l’organisation sur son site web. Au Brésil, premier exportateur mondial de viande bovine, « l’éradication de la fièvre aphteuse a constitué un processus long et difficile », rappelle l’Omsa, en raison notamment « de la taille du pays et de son énorme cheptel » (234 millions de bovins). Et de détailler : « Le pays, divisé en 27 États, a mobilisé son système vétérinaire national, étatique et municipal pour garantir la présence de vétérinaires dans plus de 85 % des municipalités brésiliennes, y compris dans les zones reculées ». L’obligation de vacciner qui subsistait dans cinq États de l’est du pays a été levée en mai 2024, rappellent nos confrères de Réussir Bovins viande, tout en soulignant les risques sanitaires liés à cette décision. « Cette reconnaissance internationale représente une étape importante pour l’élevage brésilien et ouvre de nouvelles perspectives sur les marchés étrangers », notamment en Asie, s’est félicité le ministère brésilien de l’Agriculture dans un communiqué.
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De ce côté-ci de l’Atlantique, ces derniers mois ont été marqués par une résurgence en Europe et au Proche Orient de cette maladie très contagieuse, qui touche de nombreux animaux d’élevage (bovins, ovins, caprins et porcins). Sur le Vieux continent, onze cas ont été observés en Allemagne (redevenue indemne depuis), en Hongrie et en Slovaquie, sans nouveau foyer depuis mi-avril.