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Fin du broyage des poussins : les groupements bretons veulent plus de soutien public

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Réagissant à l’annonce par le gouvernement de l’interdiction du broyage des poussins courant 2022, les groupements de producteurs bretons de l’UGPVB demandent, dans un communiqué le 29 juillet, un soutien public renforcé. Les groupements se félicitent « que l’État ait prévu une dotation de 10 M€ pour moderniser les couvoirs », mais regrettent « l’absence total de dispositif opérationnel en place pour assumer les 64 M€ de surcoûts annuels » Le ministre de l’Agriculture avait répondu que le surcoût devrait être compensé par l’aval dans le cadre d’un accord interprofessionnel ou grâce aux futures dispositions du projet de loi Egalim 2. Mais « vu les résultats décevants d’Egalim 1 », les groupements « s’interrogent sur le réel pouvoir à attendre d’Egalim 2 (en projet) pour compenser un tel niveau de surcoût lié à la généralisation de l’ovo sexage. » Pour l’UGPVB, la grande distribution « ne compensera jamais durablement l’impact estimé de 2 à 8 cts sur une boîte de 6 œufs ». Le ministre a aussi porté, avec l’Allemagne, le projet d’étendre la mesure à toute l’Europe, ce que soutient l’UGPVB, afin « de ne pas soumettre les producteurs français aux distorsions de concurrence d’autres pays ». Les groupements demandent en sus « l’imposition de barrières commerciales » pour les pays tiers comme l’Ukraine.

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