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Produits traiteur Financé par Euralis, Stalaven devient n°1 en proximité

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Avec une croissance soutenue depuis cinq ans, Stalaven affiche sa volonté de créer un pôle leader d’approvisionnement des commerces traditionnels en produits traiteur. Ainsi, le groupe breton vient d’acquérir coup sur coup le fonds de commerce et l’établissement de Vodis ainsi qu’une participation majoritaire au sein du groupe SAG, installé en Vendée. L’investissement global de 5 millions d’euros a été financé par son récent actionnaire Euralis qui est monté au capital de la holding Armorique Développement (propriétaire de Stalaven) à hauteur de 37 % contre une participation de 23,31 % auparavant. Ainsi, le pôle « commerce de proximité » de Stalaven atteindra un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros, contre 59,5 millions l’année dernière. Le groupe, qui prévoit d’atteindre un chiffre d’affaires de 200 millions d’euros l’année prochaine, se rapproche fortement de son objectif de 280 millions à l’horizon 2010.

Depuis quelques mois déjà, le groupe familial breton Stalaven laissait présager de futures opérations de croissance externe. Le voile est enfin levé. Le groupe vient d’annoncer une prise de participation majoritaire au capital du groupe SAG, dirigé par Olivier Bécherel. « Nous avons acquis l’année dernière une participation de 10% et nous devenons cette année majoritaire nous permettant ainsi d’atteindre la position de leader dans la distribution de produits traiteur en commerces de proximité », explique Franck Meuriot, directeur général de Stalaven.

Implanté aux Essarts, en Vendée, le groupe SAG s’est, à l’instar de Stalaven, développé par croissance externe et a réalisé, en 2006, un chiffre d’affaires de 32 millions d’euros. Employant 120 salariés, il possède à ce jour six sociétés indépendantes qui couvrent chacune une zone géographique, principalement dans le grand-ouest de la France. « Un de nos partenaires depuis quelques années, SAG garde son autonomie et Olivier Bécherel, son poste. Il sera chargé de créer et de développer ce pôle de sociétés indépendantes », précise Franck Meuriot. Stalaven prévoit de capitaliser sur SAG pour assurer son développement dans ce secteur et renforcer sa capacité à servir les commerces indépendants. « Il nous faudra au moins un an pour mettre en place les complémentarités entre nos gammes. Cette opération nous donne plus de capacité pour valoriser nos produits et une force de vente supplémentaire. Et toute prochaine croissance externe sera intégrée au sein de SAG », note Franck Meuriot. SAG distribue des gammes de produits plus larges que celles de Stalaven, mais les deux groupes gardent « un tronc commun », notamment dans le traiteur et les plats cuisinés.

120 M EUR à terme

En outre, Stalaven a récemment annoncé l’acquisition du fonds de commerce et de l’établissement Vodis, basé près de Troyes dans l’Aube, réalisant un chiffre d’affaires de 7 millions d’euros. Son pôle « commerce de proximité » atteindra ainsi un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros, l’année prochaine, contre 59,5 millions d’euros (+5 %) en 2006-2007. A terme, l’objectif du groupe reste de construire un pôle de plus de 120 millions d’euros au service des indépendants des métiers de bouche. Vodis intégrera le groupe SAG prochainement et permettra au groupe Stalaven de compléter son tour de France des commerces indépendants puisque Vodis distribuait principalement dans l’Est de l’Hexagone. « Alors que SAG renforce notre présence sur la façade Ouest, Vodis nous permet de mettre notre premier pied à l’Est et de desservir toute cette partie de la France, où nous étions faiblement présent via notre marque Maison Stalaven », indique Franck Meuriot. Ces deux investissements représentant un total de 5 millions d’euros ont été financés par Euralis.

Récent actionnaire du groupe breton, la coopérative de Pau a augmenté sa participation au sein de la holding Armorique Développement, propriétaire de Stalaven, de 23,31 % à 37 %. « Euralis occupe 23 % du capital du groupe Stalaven et 37 % de celui de la holding, ce qui permet à la famille Meuriot de garder le contrôle du groupe tout en permettant à Euralis d’être majoritaire en cumulant les deux participations », détaille Franck Meuriot, ajoutant que « Euralis garde comme vocation de nous permettre de mener notre stratégie de développement et de financer nos futures croissances externes ». Rappelons qu’Euralis est entré à hauteur de 20 % dans le capital de Stalaven en mai 2006 et avait augmenté par la suite sa participation à 23,31 % Cf Agra alimentation n°1928 du 11/05/2006 page 4. Si nous évoquions à l’époque les possibles synergies entres les deux groupes, Franck Meuriot précise que Montfort reste chez Euralis Gastronomie ainsi que la société Papillotte, spécialisée dans les plats cuisinés, acquise par Euralis en 2005 et représentant un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros. « Les échanges de savoir-faire entre les deux groupes sont possibles mais chacun garde ses activités et son périmètre » indique-t-il. Dans les prochains mois, Stalaven va concentrer ses efforts sur son pôle de « commerce de proximité », en renforçant son récent leadership, tout en n’excluant pas l’idée de possibles croissances externes dans d’autres secteurs qui ne sont pas pour autant abandonnés par le groupe.

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Nouvelle usine de salades traiteur

Stalaven a inauguré le 25 mai dernier une nouvelle usine dédiée aux salades traiteur à Saint-Agathon, près de Guingamp, dans les Côtes d’Armor. Sur un terrain de 7 000 mètres carrés, l’usine devrait produire 3 000 tonnes de salades la première année pour une capacité totale de 10 000 tonnes. « Notre objectif reste de saturer l’outil à l’horizon 2011 », confie Franck Meuriot. Ce nouvel outil a nécessité un investissement de 9 millions d’euros pour le bâtiment et la mise aux normes des installations électriques et de 2 millions d’euros pour l’acquisition et l’installation du process. Auparavant, la production de salades était concentrée sur son site d’Yffiniac, dans le même département, qui arrivait à saturation avec une production globale de 25 000 tonnes (pâtisseries salées et production I.D Fruits comprises). « Nous voulions augmenter nos capacités puisque ce segment ne cesse de croître mais nous souhaitions également sécuriser notre activité pour ne pas concentrer notre production sur un seul site », explique-t-il. En 2006-2007, le pôle traiteur de Stalaven a enregistré un chiffre d’affaires de 90 millions d’euros, en progression de 3 %. Sur les salades traiteur proprement dites, ses ventes ont atteint 55 millions d’euros, en hausse de 6,7 %, « une progression liée à la croissance du marché du traiteur relativement importante », précise Franck Meuriot. Le groupe possède désormais cinq sites industriels : outre les deux cités ci-dessus, il est doté d’une usine à Dunkerque, une à Saint-Brieuc et la cinquième à Perpezac-le-noir, en Corrèze.

Nouveaux produits Jean Stalaven

Restant dans l’optique de relancer sa marque Jean Stalaven, dédiée aux plats cuisinés individuels, le groupe vient de lancer deux recettes de légumes farcis aux saveurs méditerranéennes et proposera, dès octobre prochain, en GMS, une recette de gratin d’endives et de jambon. D’autres lancements sont également prévus pour le mois d’avril 2008. En 2007, l’activité « plats cuisinés » du groupe a représenté 37 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont 3,5 millions sous la marque Jean Stalaven en GMS. Un plan média « en cours de construction » est prévu pour soutenir le lancement de ses nouveaux plats cuisinés qui arborent la nouvelle signature de Jean Stalaven, le « Cuisinier des plats cuisiniers ». L’année dernière, Stalaven avait consacré 1,5 million d’euros à sa communication. Sur le marché des plats cuisinés individuels, Jean Stalaven affiche une part de marché en volume de 1,4 % à mai 2007 contre 1,2 % à mai 2006, selon le groupe breton.

Sur son exercice 2006-2007, Stalaven a réalisé un chiffre d’affaires global de 167 millions d’euros, en progression de 4,2 % à périmètre comparable (hors cession de ses activités en Pologne), pour un résultat net de 3,7 millions d’euros, en léger recul à cause « du coût du porc défavorable au cours de l’été 2006 et des différents projets en attente, notamment la construction de notre nouvelle usine », indique Franck Meuriot. Son pôle « salaisons » a atteint un chiffre d’affaires stable à 6,2 millions d’euros et son pôle « fruits et légumes » – via sa filiale I.D Fruits – a affiché des ventes en hausse de 15 % à 11,4 millions d’euros. Ce dernier pôle garde d’ailleurs un « potentiel de développement notamment sur d’autres circuits que la RHD, son réseau de distribution privilégié, et sur de nouveaux produits tels que des desserts à base de fruits. Cela reste un secteur très dynamique en terme de croissance », note Franck Meuriot. I.D Fruits lance d’ailleurs en RHD un nouveau tartare de fruits de saison qui alterne trois recettes : printemps, été et automne-hiver.

Le groupe prévoit de réaliser sur son prochain exercice un chiffre d’affaires de 200 millions d’euros, se rapprochant de son objectif de 250 millions d’euros à l’horizon 2010.