Les ministres de l’Agriculture de l’UE, réunis le 9 octobre à Luxembourg, ont globalement salué le plan lancé par la Commission européenne pour tirer les leçons du scandale des œufs contaminés au fipronil. Le commissaire européen à la santé, Vytenis Andriukairis, leur a présenté les grandes lignes du dispositif décidé lors de la réunion du 26 septembre à Bruxelles (1).
Ce plan pour améliorer la circulation de l’information entre les autorités nationales prévoit notamment : l’établissement de procédures pour mieux coordonner la gestion des risques à l’échelle de l’UE ; l’établissement d’un réseau d’officiers de liaison pour la sûreté alimentaire dans chaque État membre pour permettre des flux d’information plus rapides et plus efficaces ; et une coordination entre le système d’alerte rapide RASFF et le système de coopération administrative (AAC).
L’Allemagne, les Pays-Bas, l’Autriche, l’Espagne, la France, la Suède y ont apporté leur soutien. Le ministre belge Denis Ducarme, tout en se félicitant de ce plan, a néanmoins regretté qu’il ne soit pas plus ambitieux, notamment en ce qui concerne la traçabilité et les contrôles de tous les œufs et produits transformés et non pas seulement de certains secteurs cibles.
« Nous pouvons nous considérer heureux que l’incident du fipronil ne constitue pas une menace importante pour la santé publique. Cependant, il a révélé à quel point nous sommes vulnérables aux actions illégales de quelques individus voyous et aux perturbations que de telles actions frauduleuses peuvent provoquer si facilement », a commenté Vytenis Andriukaitis. Et, « il nous reste encore beaucoup à faire pour mettre en pratique le plan d’actions prévu », a-t-il souligné.
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Les détails de ce dispositif seront examinés lors de la réunion des chefs vétérinaires des États membres le 24 octobre puis lors de la réunion des responsables des agences de sécurité alimentaire le 17 novembre à Bruxelles. Ensuite, les travaux se poursuivront au sein du Comité permanent des plantes, des animaux, de l’alimentation animale et humaine (PAFF).
Des missions sont actuellement menées dans les quatre pays les plus touchés par le scandale, Pays-Bas, Belgique, Allemagne et France (ceux dans lesquels les produits insecticides frauduleux ont été utilisés dans des élevages), pour établir les faits. Des conclusions sont attendues pour la fin de l’année.
(1) Voir n° 3612 du 02/10/2017