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Sucre Fischer Boel veut tenir le calendrier de la réforme du sucre

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La commissaire à l’Agriculture a réaffirmé sa volonté d’obtenir un accord sur l’OCM sucre dès novembre prochain et non au début de l’année 2006 comme cela a été envisagé par certains eurodéputés. Devant le Parlement européen, le 13 septembre, elle a défendu tous les points de sa réforme présentée le 22 juin dernier, assurant les eurodéputés que les doutes sur certains aspects, comme l’organisation du plan de restructuration de l’industrie sucrière, seraient levés par ses services rapidement.

Il n’y a pas de temps à perdre ». Coûte que coûte, Mariann Fischer Boel veut un accord politique des Etats membres sur la réforme du régime sucre au mois de novembre. Soit avant la réunion OMC prévue en décembre à Hong-Kong. Et de jouer la carte du chantage : « N’oublions pas la possibilité de demander une clause de sauvegarde spécifique pour le sucre au niveau international. J’ai l’intention de le faire à Hong-Kong, si j’ai la réforme de l’OCM sucre dans les bagages » ! Mission impossible ?

« La réforme dans les bagages » en décembre

Peut-être mais quoi qu’il en soit, la commissaire défend pied à pied ses propositions législatives et justifie son calendrier. Ce fut le cas devant le Parlement européen, lors d’une audition, le 13 septembre. « Le plan de réduction de 39% du prix du sucre que nous proposons n’a pas été choisi par hasard», promet-t-elle. Et de souligner sa volonté de donner des perspectives durables à la filière sucre, de faire une réforme « juste».

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Pourtant, le Parlement européen traîne les pieds. Point par point, la commissaire à l’Agriculture a malgré tout tenté de le rassurer. Sur le plan de restructuration préconisé par la proposition du 22 juin dernier, Mme Fischer Boel a indiqué que ses services travaillaient actuellement à le préciser : le versement des aides à la restructuration devrait être conditionné par des clauses de remise en état des sites abandonnés dans de « bonne conditions environnementales » ; un « plan de redéploiement devra être prévu pour les salariés des usines », a-t-elle annoncé.

12,2 millions de tonnes après 2009

Elle a aussi démenti les critiques sur la partie contrôle des importations au sein du marché intérieur. « Avec une réduction des prix sur le marché intérieur, le marché va perdre de son attractivité pour les exportateurs qui ne pourront plus couvrir les frais de transport. Cela découragera les investissements à long terme dans le secteur sucrier de ces pays (…). Selon nos calculs, même dans le scénario le plus optimiste pour elles, les importations des pays “Tout sauf les armes” n’excèderont pas 2,2 millions de tonnes. Cela laissera toujours de la place pour une production européenne de 12,2 millions de tonnes », a lancé la commissaire.