Après le label Viandes de France, né en février 2014, le label Fleurs de France a été officiellement lancé le 21 mai dernier par Stéphane Le Foll lors d'une visite au marché international de Rungis. Un signe de reconnaissance destiné à identifier et valoriser la production française et permettre ainsi de la soutenir face à la concurrence internationale.
Entouré de Stéphane Layani, président du marché de Rungis, et de Benoît Ganem, président de l'interprofession Val'hor, le ministre de l'Agriculture s'est rendu le 21 mai sur le marché de gros de Rungis afin d'y promouvoir le nouveau label Fleurs de France. Pour Stéphane le Foll, le logo « arrive au bon moment, juste avant la Fête des mères ». 289 entreprises sont déjà engagées dans la démarche de labellisation, a indiqué M. Ganem. Et le président de l'interprofession mise sur un développement de la certification : « Il a un fort potentiel car il est valorisant pour le producteur ».
Un outil pour valoriser l'horticulture française
Le label Fleurs de France certifie l'origine française des bulbes, fleurs, plantes, arbustes et arbres. Il doit permettre de mieux identifier la production nationale et donner ainsi l'opportunité au consommateur de privilégier le savoir-faire français dans son acte d'achat.
Stéphane Le Foll a démarré sa visite sur le stand de M. Vion, horticulteur en Seine-et-Marne et labellisé Fleurs de France depuis février dernier. Selon le producteur, le label est « un bon investissement, commercialement intéressant, car il permet de différencier nos produits ». Qualifiant son exploitation de « moyenne » (13 salariés sur 2 ha de serres, 6000 m de plateforme, 6 ha de sapins de noël), M. Vion est convaincu que le label n'est pas uniquement réservé aux « grosses exploitations ». « Toutes les structures ont les moyens de se labelliser. Même un tout petit, s'il est aux normes, il n'aura aucun problème ».
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Un label soumis à un règlement d'usage
Les horticulteurs qui souhaitent s'engager dans la démarche de labellisation pourront le faire par internet. Ils doivent répondre à un certain nombre de conditions listées dans un règlement d'usage et peuvent être soumis à des contrôles pour en vérifier le respect. Le logo peut être « accordé aux producteurs immatriculés en France, qui produisent des végétaux à partir de boutures, porte-greffe… quelle que soit leur provenance. Pour les cas particuliers des arbres et arbustes, plus de 50% de la durée totale de production doit être réalisée en France », indique Val'hor. Les producteurs déjà certifiés par ailleurs (Plante bleue par exemple) bénéficient d'un accès facilité à la labellisation. Au niveau financier, les bénéficiaires du label doivent s'acquitter d'une contribution comprise entre 25 et 50€HT par an. En échange, les professionnels reçoivent un ensemble de supports de communication qui leur permettent d'identifier leurs produits en tant que Fleurs de France.
Stéphane Le Foll a annoncé vouloir valoriser encore le travail des producteurs de fleurs français, et notamment les pratiques agroécologiques auxquelles ils se plient, avec la création, « d'ici un an, d'un label Haute valeur environnementale pour Fleurs de France ».