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Fleurs : l’Anses va enquêter sur l’exposition des fleuristes aux pesticides

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L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a été chargée d’une mission auprès des fleuristes afin d’évaluer leur exposition aux pesticides, ainsi que celle de leurs enfants, indique l’AFP le 20 janvier, confirmant l’information divulguée par France Inter. Cette expertise, commandée conjointement par le ministère du Travail et le ministère de l’Agriculture, a été initiée par l’association écologiste Robin des Bois, membre du conseil d’administration de l’Anses. « Il s’agit dans un premier temps de comprendre quels sont les risques auxquels sont soumis les professionnels. Dans un second temps, nous devrons identifier les mesures permettant de renforcer leur protection et émettre des recommandations sur des évolutions des différentes réglementations », a expliqué Henri Bastos, directeur scientifique Santé et travail à l’Anses. L’enquête devrait prendre environ deux ans avec un rapport intermédiaire attendu à l’automne 2025, selon l’association Robin des Bois.

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La décision de la lancer semble avoir été prise après que la cour d’appel de Rennes a débouté les parents d’une fillette morte d’une leucémie liée à l’exposition aux pesticides de sa mère, qui était fleuriste pendant sa grossesse. « Environ 85 % des fleurs vendues en France proviennent de l’étranger dont une grande partie cultivées hors d’Europe et principalement importées via les Pays-Bas. Des résidus peuvent être observés sur ces fleurs, issus de traitements phytopharmaceutiques, qui peuvent être approuvés dans les pays tiers mais pas en Europe », a précisé l’Anses contactée par Agra presse. « Il existe des études scientifiques sur le sujet. Malgré la consultation lancée par la Commission européenne en 2022, aucune action de sa part n’a été lancée depuis ».

85 % des fleurs vendues en France sont importées