En séance publique le 3 juillet, le Sénat a largement adopté en première lecture la proposition de loi visant à permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er mai (avec 228 voix « pour » sur 340 exprimées). Quelques jours plus tôt, la commission des Affaires sociales avait redéfini le périmètre des établissements éligibles, dont les fleuristes et jardineries ainsi que les commerces de bouche de proximité. Une disposition rappelée par la ministre du Travail, Catherine Vautrin, lors du débat, précisant que le décret en cours se calquerait « strictement » sur le législatif. Deux amendements ont été retenus par les sénateurs. Le premier, venant du rapporteur Olivier Henno (Union centriste), précise que seules les entreprises exerçant, à titre principal, une activité de vente de fleurs naturelles sont concernées. « La formulation retenue permettra, sans ambiguïté, d’exclure les grandes surfaces dont l’activité excède largement la vente de brins de muguet », est-il expliqué. Les sénateurs ont par ailleurs adopté un amendement centriste imposant que le volontariat soit formalisé par un accord écrit entre le salarié et son employeur, et précisant que le refus de travailler ne peut donner lieu à aucune mesure discriminatoire ni constituer une faute ou un motif de licenciement. La gauche a voté contre le texte, dénonçant « une régression sociale ».
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