L’interprofession horticole va lancer dans quelques jours la phase opérationnelle d’une étude technique, qualitative et quantitative, visant à évaluer la présence de résidus de certains produits phytosanitaires sur les végétaux vendus, a expliqué Florent Moreau président de Valhor à Agra Presse le 24 janvier. Les résultats devraient être dévoilés à l’automne 2025. « C’est une étude volontaire et proactive, allant au-delà du cadre réglementaire actuel qui a été décidée suite à l’affaire Marivain », explique-t-il. « Des études similaires ont été menées en Belgique et en Allemagne mais avec des conclusions différentes. Il s’agit de rassurer les professionnels sur le sujet. Mais aussi le consommateur afin que l’achat de fleurs demeure un plaisir. » Et d’assurer que la filière agissait depuis plusieurs années sur la réduction des molécules utilisées et le développement de la PBI (production biologique intégrée), tout en soulignant un « besoin » de traitement phytosanitaires.
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D’autre part, Valhor a pris contact avec l’Anses et sera contributeur de sa mission d’évaluation de l’exposition aux pesticides des fleuristes, annoncée le 20 janvier : « Nous nous réjouissons de participer à cette étude, continue Florent Moreau, ce travail pourrait déboucher sur l’évolution de la réglementation. Mais gardons-nous d’une solution trop spécifiquement française. Le marché de la fleur, très globalisé, demande une réponse au niveau européen ». Cette position est partagée par Farell Legendre, président de la fédération nationale des artisans fleuristes : « C’est une bonne chose que les pouvoirs publics se penchent sur la question car il ne faudrait pas que l’affaire Marivain jette l’opprobre sur toute une profession ».