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Fleury Michon crée une filière d’élevage de porcs bio

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Pour répondre à une tendance croissante de consommation de produits bio, Fleury Michon a décidé de créer sa propre filière d’élevage de porcs bio français dans la Sarthe, aux côtés de son partenaire historique, la société de découpe et d’abattage Vallégrain. Jusqu’à présent, le spécialiste de la charcuterie s’approvisionne en porc bio danois, en raison d’un déficit de production sur le territoire national.

Le partenariat porte sur la création d’une nouvelle entité, en joint-venture avec Vallégrain Développement (détenu à 50 % par Fleury Michon et Vallégrain) baptisée Vallégrain BIO. Cette entitée est détenue par Vallégrain Développement à hauteur de 93 %, la SAER (Société agricole d’exploitation rurale) avec 1 % et un jeune éleveur pour le solde. Celui-ci trouve ainsi le soutien à installation agricole et le moyen de pérenniser son métier.

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Cet élevage pilote installé sur 23 hectares, qui a nécessité 2 M€ d’investissements, accueille 300 truies qui mettront bas 6 000 porcelets par an dans des conditions inédites d’élevage et de bien-être animal : l’alimentation y est personnalisée à chaque stade de vie, 100 % bio et française. Mais la fécondité y est moindre et le sevrage tardif à 42 jours. Une exploitation moins rentable que dans les filières classiques, dont les répercussions se feront sentir sur le prix de vente en GMS. « En nous associant, éleveurs et transformateurs, nous créons un modèle qui répond à trois enjeux : l’approvisionnement en porc bio français, l’accompagnement économique auprès de jeunes éleveurs qui veulent s’installer et le développement de nouvelles initiatives pour le bien-être animal », explique Gérard Chambet, directeur général des opérations chez Fleury Michon. Une fois transformée, la viande de porc issue de cet élevage ne concernera qu’une faible quantité des volumes vendus en GMS, qui viendra compléter l’approvisionnement danois. Mais la tendance vise à s’inverser à long terme.