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Fleury Michon : un avenir en bois pour ses plats cuisinés

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Avec le lancement de son emballage en bois pour les plats cuisinés, Fleury-Michon entame une croisade de longue haleine contre le plastique. En parallèle, cette évolution a permis à l’entreprise vendéenne de travailler sur la qualité du produit et le process de fabrication en cuisson ouverte.

Présent dans les rayons depuis le 1er septembre, l’emballage en bois de Fleury-Michon est actuellement décliné sur 10 recettes. Il représente 3 % du chiffre d’affaires des plats cuisinés et son développement devrait se poursuivre rapidement. « Si le succès commercial est au rendez-vous, cela pourrait devenir notre standard en plats cuisinés », affirme David Garbous, directeur Stratégie et innovation au sein de l’entreprise. Pour soutenir ce nouveau concept, 6 millions d’euros ont été investis pour moderniser l’usine de Mouilleron-St Germain en Vendée et l’équiper d’une nouvelle ligne d’assemblage avec une capacité de 3600 plats/heure.

Supprimer le plastique

L’utilisation du bois a permis à l'industriel de réduire de 80 % la quantité de plastique nécessaire à l’emballage. « Nous avons encore un film en PET dans le fond de la barquette, mais nous devrions pouvoir nous en passer dans les mois à venir », indique Jean-Michel Lerat, directeur du site de production des plats cuisinés. Cette première utilisation du bois inaugure une période de chasse au plastique dans tous les emballages de l’entreprise, y compris pour le traiteur et le traiteur de la mer. Pour mener à bien cette tâche, une équipe de trois personnes a été créée en début d’année pour travailler sur les alternatives possibles. « Nous faisons actuellement un état des lieux complet des matériaux qui pourraient être utilisés comme emballage. Nos fournisseurs sont challengés sur ce qu’ils peuvent nous proposer », explique Gaël Bertrant à la tête de cette unité.

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Si le modèle bois semble idyllique sur le papier, il reste des contraintes à lever au premier rang desquelles figure la contribution éco-emballage. Son montant dépend notamment de l’existence de filière de recyclage pour le matériau utilisé. Ces filières étant inexistantes pour le bois, la taxe s’établit à 43 cts/kg pour la nouvelle barquette de Fleury-Michon contre 31,63 cts/kg pour leurs emballages plastiques. « C’est complètement illogique comme raisonnement. Nous espérons que l’arrivée d’un acteur de l’envergure de Fleury-Michon puisse faire évoluer les choses », commente David Garbous.

Des recettes adaptées au process

En termes de production, contrairement au plastique, l’emballage en bois permet une cuisson ouverte au four. Cette évolution a conduit Fleury-Michon à développer des plats gratinés. « C’est une gamme beaucoup plus gourmande et qualitative. Nous avons remis de la cuisine dans le plat. Même réchauffé au micro-onde, les recettes gardent un aspect visuel qualitatif », affirme David Garbous. La cuisson au four permet notamment d’atteindre des températures plus élevées. La durée en est ainsi raccourcie et les couleurs et textures des aliments mieux préservés.