« Après que la Commission européenne de Barroso a autorisé la pomme de terre OGM de BASF dont les sous-produits protéinés pourraient bien se retrouver dans l’alimentation du bétail, le Fonds stratégique d’investissement injecte 150 millions d’euros dans les OGM », remarque la Fédération nationale de l’agriculture biologique dans un communiqué du 5 mars. « En parallèle, 3 millions d’euros seulement sont versés à l’Agence Bio pour le développement du secteur. L’aide à la conversion en bio est ramenée à deux ans, le crédit d’impôt dont bénéficient les producteurs est appelé à disparaître, et les crédits d’animation sont insuffisants pour accompagner correctement les 300 agriculteurs conventionnels qui font le pas vers la bio chaque mois », poursuit la Fnab. Le syndicat conclut : « Ce grand écart entre les discours et les moyens peut être perçu comme une véritable provocation par la filière bio. A quand 150 millions d’euros investis pour développer l’agriculture biologique ? Ce modèle agricole porteur crée de l’emploi et stimule l’activité de PME réparties sur tout le territoire, pour nourrir les enfants des écoles, des lycées, et des collèges, mais aussi approvisionner les autres lieux de restauration collective ». Les paysans bio, tout comme les consommateurs, attendent un signe fort du gouvernement, selon le syndicat.
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