« La seule issue pour les AOC est d’obtenir les moyens juridiques d’une maîtrise de l’offre», a déclaré Bernard Pellicier, président de la Fnaoc lors de l’assemblée générale, qui s’est tenue à Morbier les 22 et 23 septembre. C’est que les conséquences de la nouvelle Pac sont de plus en plus lourdes avec un prix du lait payé au producteur qui ne cesse de diminuer depuis deux ans, explique-t-il. Cette revendication des AOC semble « obtenir un bon accueil de la part des autorités françaises (…) mais il reste à convaincre les autres partenaires de l’UE». Par contre, « le gouvernement français semble moins attentif à un autre problème soulevé qui concerne, au niveau des aides, la distorsion de concurrence considérable organisée en France au détriment des producteurs d’herbe et en faveur du maïs fourrage», a souligné Patrick Mercier, président des AOC normandes. « Il y a là un paradoxe peu compréhensible alors que l’ensemble des responsables politiques français prônent une agriculture peu intensive; sans doute sont-ils plus sensibles encore au lobbying traditionnel», a-t-il conclu.
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