Le président de la Fédération nationale porcine, Jacques Lemaître, s’est publiquement prononcé pour la suppression du marché au cadran de Plérin, auquel il reproche de n’être plus représentatif. Sa position a été applaudie par la Confédération paysanne, qui reproche à ce marché d’encourager la disparition des producteurs. Le débat laisse de marbre, ou presque, la grande distribution.
« La question de la représentativité du cadran a été posée », a affirmé Jacques Lemaître, président de la FNP (Fédération nationale porcine) à l’occasion de l’assemblée générale de la FRSEA des Pays de Loire, dont il est membre du conseil. « Et elle est d’actualité », a-t-il ajouté. Ses propos ont été rapporté par La Vendée agricole du 30 avril et n’ont pas été démentis par l’intéressé. Celui-ci a tout de même voulu préciser que cette discussion est restée informelle et n’a pas été validée par le conseil d’administration. Néanmoins, les propos rapportés ont été extrêmement vifs : « Il faut stopper cette cotation du marché au cadran », aurait affirmé Jacques Lemaître, tandis que Joël Limouzin, président de la FRSEA, aurait estimé que « la cotation actuelle est mauvaise et non représentative. » Selon Jacques Lemaître, à peine plus de 10 % de la viande de porc passe au marché de Plérin alors que sa cotation a valeur de référence nationale.
La Confédération paysanne salue “le courage” de Jacques Lemaître
Une fois n’est pas coutume, la Confédération paysanne s’est montrée en phase avec le président de la Fédération nationale porcine. La Confédération “se félicite des propos courageux tenus par Jacques Lemaître” et “réaffirme le besoin de supprimer cet outil de restructuration et la nécessité de mettre en place un outil de fixation du prix du porc indexé sur les prix des pièces nobles et de l’aliment, pour un volume donné”. Le syndicat “encourage tous ceux qui partagent ce constat à faire supprimer de leurs factures la part de cotisation alimentant le MPB” et s’est déclaré prêt “ à travailler avec tous ceux dont la priorité est la défense des éleveurs fragilisés par cette crise”. Le débat est suivi de loin par les distributeurs. Jérôme Bédier, président de la Fédération du commerce et de la distribution, s’est bien prononcé en faveur des filières. Mais interrogé sur l’opportunité de maintenir le cadran de Plérin, il a préféré botter en touche : “ Cette question concerne avant tous les producteurs. Nous nous adapterons à leur décision”.
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(FH)