La réforme des cotisations prend un peu de retard à la FNSEA. Ses contours ont été esquissés au congrès 2026, mais elle ne sera adoptée que l’an prochain, en attendant notamment que les associations spécialisées terminent leur part du chantier.
À l’occasion de son assemblée générale, à Caen le 1er avril, la FNSEA n’a acté que des grands principes pour la réforme des cotisations appelées auprès des fédérations départementales, qui sera finalement adoptée au congrès de l’an prochain. L’idée générale est que le calcul soit « plus simple et plus accessible », indique-t-on à la FNSEA. Plusieurs hypothèses ont été évoquées, dont celle d’un calcul sur la base du seul nombre d’adhérents, et d’une cotisation forfaitaire pour les fédérations de moins de 300 adhérents. Actuellement, les cotisations appelées auprès des fédérations départementales sont calculées sur la base de plusieurs critères (surfaces agricoles/nombre d’agriculteurs/richesse agricole du département ; et nombre d’adhérents). Certaines fédérations, notamment en zones intermédiaires, font part de leurs difficultés à régler ces cotisations, et doivent arbitrer entre leurs participations aux conseils d’administration de la FNSEA ou d’associations spécialisées. Elles regrettent d’ailleurs le retard pris par cette réforme, notamment dans les associations spécialisées.
Chantiers en cours
En effet, deux chantiers corollaires vont s’engager après cette assemblée : celui des cotisations appelées par les associations spécialisées, qui a pris du retard (les fédérations cotisent par exemple à la FNPLait sur la base du seul litrage produit dans leur département, regrettent certaines) ; et celui des droits afférents à ces deux systèmes de cotisations, aussi appelé chantier de la « gouvernance ». Là aussi, des principes ont été proposés, comme la création d’une équipe dédiée à la « structuration du réseau » et la catégorisation des fédérations en trois catégories selon le niveau de service qu’elles souhaitent apporter à leurs adhérents. Enfin, une commission dédiée aux zones intermédiaires a été créée il y a un mois, a-t-on appris lors du congrès.
Le même jour, la FNSEA a renouvelé son conseil d’administration, parvenant à atteindre un taux de 28 % de femmes (pour un objectif de 25 %), et voyant partir plusieurs membres du bureau. En charge notamment des questions sociales ces dernières années, Luc Smessaert quitte le conseil d’administration, pour se concentrer sur son mandat de président de la chambre d’agriculture de l’Oise, décroché en 2025. Quittent également le conseil d’administration l’élu breton Thierry Coué, spécialiste des questions d’environnement, Laurent Saint-Affre en charge du sanitaire animal, et Catherine Faivre-Pierret, présidente de la commission des agricultrices. L’élection du bureau aura lieu le 16 avril. Arnaud Rousseau est candidat à un second mandat de président du syndicat.
MR