Les négociations commerciales qui doivent se terminer le 29 février s'annoncent complexes. Les opérateurs de la fi lière ne disposent pas encore de chiffrage précis de l'impact de la pénurie sur les prix. Mais tous s'accordent pour dire que le vide sanitaire et les nouvelles règles de biosécurité vont entraîner une baisse des volumes et une augmentation des coûts de production.
Ils espèrent que les distributeurs seront sensibles à une situation inédite et qu'ils prendront en compte leur demande pour des prix plus élevés. Euralis, par la voix de son président Christain Pèes, ne dit pas autre chose : « la solution passe par la création de valeur sur le marché » a-t-il affi rmé le 28 janvier. Pour lui, « il faudra que les distributeurs prennent en compte la hausse du coût de production liée à la crise, mais aussi les gains de productivité réalisés ces vingt dernières années. »
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Toutefois, les choses risquent d'être plus compliquées que prévu. Il faudra que les parties prenantes aient le sens de la responsabilité afi n que la guerre des prix destructrice de valeur connaisse une pause ou une baisse d'intensité. Or, même si le foie gras est devenu un incontournable des fêtes de fi n d'année, il a tendance à s'imposer grâce à une bataille de prix acharnée dans les rayons des grandes surfaces. Le foie gras est le produit festif le plus promotionné avec les deux tiers des ventes en promotion sur décembre 2015. Il faudra donc aussi que les consommateurs adoptent un comportement citoyen et acceptent de débourser un peu plus pour s'offrir du foie gras pour Noël 2016, afi n de soutenir les producteurs du Sud-Ouest.