En raison de l’épizootie d’influenza aviaire, la filière française du foie gras, largement exportatrice, a vu sa balance commerciale s’effondrer en 2022, a indiqué le Cifog (interprofession) lors d’une conférence de presse le 18 avril. Le solde reste positif, à 8,4 millions d’euros (M€), mais très en deçà des 38,9 M€ enregistrés en 2021. L’année passée, les exportations françaises de foie gras se sont affaissées en volume (-25 % en cru, -19 % en transformé), dans le sillon de la production hexagonale. Alors que la maladie a frappé les deux bassins du Sud-Ouest et des Pays de la Loire, les abattages ont dégringolé de 33 % sur l’année (à 16,6 millions de têtes). La France a pu maintenir ses exportations en valeur (-1 %, à 79,6 M€) grâce à la hausse des prix due à la rareté de l’offre. Mais cette flambée a encore plus joué en faveur des importations : malgré une chute en volume, leur valeur a gagné 29,4 M€ par rapport à 2021, pour un total de 71,1 M€ (+70 %). « On a vu certains prix doubler », relève Victor Guyon, ingénieur au Cifog. Une flambée qui visait notamment à « répondre aux besoins de la restauration en foie gras cru », selon Marie-Pierre Pé. Et la directrice du Cifog de conclure : « Nous allons vite oublier 2022 ».
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