Interrogé par Agra Presse le 19 mars, le président de Légumes de France Jacques Rouchaussé a indiqué que la cotisation annuelle exceptionnelle annoncée fin février par le FMSE sera équivalente à « 2 ‰ (deux pour mille, NDLR) du chiffre d’affaires ». Elle sera « obligatoire » pour « tous les producteurs de tomates, piments/poivrons et aubergines » et permettra d’alimenter un fonds d’indemnisation géré par le FMSE pour venir en aide aux producteurs qui seront touchés par le ToBRFV. L’interprofession des fruits et légumes frais (Interfel) sera chargée de lever cette cotisation, mais aucune date de prélèvement n’a pour l’instant été arrêtée. « Avec le coronavirus, c’est un peu lettre morte, donc on va relancer la DGPE pour que ça aille rapidement, car on sait très bien qu’une fois qu’on aura levé cette cotisation, il faudra un certain temps pour lever les fonds », a complété le président de Légumes de France.
L’organisation de producteurs affiliée à la FNSEA s’est également réjouie de l’arrêté paru le 12 mars au Journal officiel qui liste les nouvelles obligations des professionnels dans la lutte contre le ToBRFV. « On a travaillé cet arrêté avec le ministère de l’Agriculture et la Direction générale de l’alimentation (DGAL, NDLR) pour alerter l’ensemble des préfets et qu’ils puissent relayer ce message au plus près des producteurs », a dit Jacques Rouchaussé. Le texte oblige les professionnels des filières tomates et poivron/piment à « conserver les informations relatives à la traçabilité des plants et des semences » ; à « surveiller sur la base d’examens visuels et d’analyses d’autocontrôle » ; à élaborer et mettre en œuvre des « mesures de biosécurité » (« plan de circulation des flux », « mesures de nettoyage-désinfection », « plan de gestion des déchets »…). Il prévoit également des « mesures de gestion des foyers éventuels de ToBRFV » (mesures de confinement, destruction, décontamination…). Il fait suite à la publication fin février de trois fiches de recommandations destinées aux producteurs, aux jardineries et aux jardiniers amateurs.
De son côté, le président d’Interfel Laurent Grandin estime que le ToBRFV « semble être circonscrit » chez les professionnels. « Ce que l’on craint à ce stade, c’est surtout ce qui concerne les jardiniers individuels, parce que s’il y a un problème dans ce domaine, on ne pourra pas l’encadrer », a-t-il réagi.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Une cotisation obligatoire pour « tous les producteurs de tomates, piments/poivrons et aubergines »
LM