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Fontarôme met le cap sur les extraits naturels et biologiques

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Le fabricant d’arômes et d’extraits naturels adapte son offre aux nouvelles attentes des consommateurs pour plus de naturalité. Son site du Val-d’Oise est entièrement rénové et rééquipé grâce à un investissement de 2,5 millions d'euros.

Relancé par TechnicoFlor, son propriétaire depuis 2017, Fontarôme (ex-branche arômes agroalimentaire d’Elixens) innove en se positionnant sur les tendances actuelles du marché agroalimentaire (Agra Alimentation du 15 juin 2017). Pour cela, il vient de mettre sur le marché une collection de 50 nouveaux extraits naturels répartis en 5 familles (hespéridés, gourmands, épicés, aromatiques et floraux) et de 25 nouveaux arômes pour les cocktails, les desserts ou les produits traiteur. « La marque Fontarôme existe depuis 40 ans mais nous n’étions plus sur la liste des entreprises auxquelles les grands groupes pensent immédiatement, bien qu’ils soient toujours nos clients », explique Patrice Rouan, directeur général de TechnicoFlor. Avec sa nouvelle offre, Fontarôme espère répondre aux tendances actuelles de l’industrie agroalimentaire qui se tourne de plus en plus vers la naturalité que demandent les consommateurs. « Les extraits naturels et biologiques permettent la dénomination “extraits” dans les déclaratifs des produits finis ainsi que la représentation visuelle des fruits et plantes utilisés », souligne Fontarôme. Une dénomination bien plus flatteuse que les arômes de moins en moins acceptés, qu’ils soient naturels ou artificiels.

2,5 millions d'euros investis dans le Val-d'Oise

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Cette nouvelle offre est le fruit du travail réalisé ces derniers mois par les équipes de Fontarôme qui ont pu s’appuyer sur un site situé dans le Val-d’Oise entièrement rénové et rééquipé par son nouveau propriétaire. « Nous aurons investi au total 2,5 millions d’euros d’ici fin 2020 sur le site de Saint-Ouen l’Aumône qui sera désormais très automatisé afin d’assurer une traçabilité parfaite et une rapidité de production exemplaire », explique Patrice Rouan. Les premiers clients intéressés par les nouveaux produits effectuent actuellement des tests qui se transformeront en commandes dans les prochains mois, espère l’entreprise. Patrice Rouan réoriente peu à peu des ventes vers l’international, notamment l’Europe de l’Est, la Russie, l’Asie et le Moyen-Orient où la maison-mère exporte régulièrement. Fontarôme réalisait un chiffre d’affaires de 4 millions d’euros en 2016 (il s’agissait alors de la branche arômes d’Elixens, qui reste présent dans la parfumerie), mais ses ventes devraient atteindre 5 millions d’euros en 2018, puis 8 millions d’euros en 2022, selon les prévisions de sa direction.

Depuis 2017, TechnicoFlor n’a pas réalisé d’opérations de croissance externe, mais reste toujours en veille sur cette question. Son chiffre d’affaires a atteint 65 millions en 2018, et devrait progresser de 12% en 2019. La rentabilité s’est dégradée l’année dernière à cause d’une flambée des cours de certaines matières premières dont les coûts n’ont pas pu être répercutés aux clients. « Ce fut une année cauchemardesque pour les matières premières », reconnaît Patrice Rouan, qui espère une amélioration cette année. La direction de TechnicoFlor est actuellement concentrée sur son projet d’usine de parfums à Allauch (Bouches-du-Rhône), dont le devis a été réévalué à 15 millions d’euros (contre 10 millions d’euros en 2017) et à pris du retard. Ce nouveau site automatisé à 90% devrait entrer en service en septembre 2020. TechnicoFlor a aussi un projet de nouvelle usine en Chine, près de Shanghaï, toujours pour les parfums, mais n’exclut pas à plus long terme de développer dans ce pays les arômes alimentaires.