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Nouvelle Zélande Fonterra s’oppose au projet de réforme du marché du lait

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Les projets du gouvernement néo-zélandais d’imposer à Fonterra l’obligation de vendre à des prix régulés une partie de son lait collecté à ses concurrents soulèvent l’indignation de la coopérative laitière. Dans un très long communiqué publié le 24 janvier, son président, Sir Henry van der Heyden, s’insurge contre ce projet d’amendement du Dairy Industry Restructuring Act et des Raw Milk Regulations. Il y voit un pas en arrière qui coûtera 200 millions de dollars à la coopérative sur les 3 ans à venir. De plus, il estime que mettre à la disposition de ses concurrents 670 millions de litres par an ne profitera nullement aux Néo-Zélandais, car ces tonnages seront écoulés sur les marchés extérieurs par ses concurrents majoritairement étrangers. Cette mesure ne permettra aucunement de faire baisser les prix à la consommation, comme le prétend le gouvernement, mais sera à la charge des contribuables, tandis que les compagnies non nationales, implantées sur le territoire empocheront le bénéfice de ces exportations acquises à vil prix et sans le risque de produire, ajoute-t-il. Et de suggérer que ces compagnies pourraient même créer des coquilles vides pour bénéficier de droits de rachat. Fonterra qui assure 96% de la collecte nationale, étudie une parade et fait valoir les efforts qu’elle a déjà mis en œuvre pour baisser ses prix de vente ou organiser des distributions de lait dans les écoles. Pour Theo Springs, le directeur général hollandais qui a rejoint le groupe l’an dernier, cette « mesure mettra des menottes à la société et la handicapera dans sa conquête de nouveaux marchés extérieurs ».

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