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Foodwatch dénonce l’absence d’étiquetage des additifs d’origine animale

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Bouillon de volaille dans des conserves de flageolets, gélatine de porc dans des viennois au chocolat, gélatine de bœuf dans un macaron aux framboises… Foodwatch cite, dans une nouvelle enquête, une douzaine de produits dont la composition comporte des ingrédients animaux sans qu’ils soient étiquetés. Pour Foodwatch, les consommateurs ont «le droit de savoir». L’organisation prend pour cible Yoplait et lance une pétition contre des yaourts qui contiendraient de la gélatine de bœuf non signalée sur l’étiquette.

Foodwatch dénonce dans un communiqué du 20 septembre l’absence d’un étiquetage indiquant la présence d’additifs ou d’auxiliaires technologiques d’origine animale dans des produits transformés. Elle pense notamment à la gélatine de bœuf, qui serait utilisée par Yoplait dans des yaourts Paniers 0 %. L’organisation assure qu’il apparaît seulement la mention « gélatine ». Selon Foodwatch, il s’agit d’une nouvelle « arnaque sur l’étiquette ». Excédée, elle lance une pétition sommant Yoplait de « renseigner la vérité en toutes lettres » sur les emballages, ou à défaut, de supprimer les produits animaux des recettes. « Les industriels de l’agroalimentaire savent pertinemment quand ils recourent à des ingrédients, additifs ou auxiliaires technologiques dérivés d’animaux », déclare Foodwatch, qui estime que le consommateur a « le droit de savoir ». Elle propose aux signataires de la pétition une lettre ouverte adressée au président du groupe, rappelant que même si la loi ne les y oblige pas, « certains fabricants donnent cette information sur l’étiquetage de leurs produits ».

Le consommateur « embrouillé »

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L’enquête de Foodwatch pointe d’autres entreprises, notamment des guimauves de Cémoi, et des chamallows Haribo, qui contiendraient de la gélatine de porc. L’organisation rebondit sur d’autres indications « qui embrouillent les consommateurs », telle que le « shellac (E904), une sécrétion de cochenille asiatique », retrouvé dans des produits Carte d’or (Unilever), et sur les pommes Fuji. « Rien, au rayon frais, ne laisse penser que les pommes ont été enduites de cette résine d’insectes », regrette Foodwatch. Elle cite aussi l’Orangina rouge, qui contiendrait des carmins, un colorant issu de la cochenille, et le comté AOP de Système U, obtenu grâce à de la présure. Problème selon l’organisation, « peu de consommateurs savent qu’elle provient en réalité de l’estomac de veaux abattus avant sevrage », dit-elle.

« Les industriels de l’agroalimentaire savent pertinemment quand ils recourent à des ingrédients, additifs ou auxiliaires technologiques dérivés d’animaux. »