Abonné

Scandale alimentaire Foodwatch veut plus de transparence

- - 2 min

Alors que s'ouvre le procès Spanghero à Paris, lié au scandale de la viande de cheval dans les lasagnes qui remonte à 2013, Foodwatch soutient qu'"un autre scandale est possible". Pour rappel, Jacques Poujol et Patrice Monguillon, deux anciens dirigeants du transformateur de viande Spanghero, fournisseur de la filière, et deux traders hollandais : Johannes Fasen, patron de la société Draap Trading, et Hendricus Windmeijer, comparaissent pour « tromperie » et « escroquerie en bande organisée ». Reconnaissant que ce procès est un signal contre l’impunité, Karine Jacquemart, directrice de Foodwatch France, indique également dans un communiqué du 18 janvier qu'il est " aussi l’occasion de briser le cercle infernal qui permet aux scandales alimentaires de s’enchaîner avec un schéma quasi immuable : opacité pour les consommateurs, manque de traçabilité, sous-effectifs criants au sein des organes de contrôle ».

Admettant que ce scandale a permis la création du réseau européen Food Fraud Network, pour une meilleure collaboration entre États membres, mais aussi la loi Hamon notamment qui a presque multiplié par dix les amendes en cas de tromperie ou encore la mention obligatoire en France depuis 2017 de l’origine de la viande dans les plats préparés, Foodwatch estime qu'"il est impératif d’aller beaucoup plus loin". Selon l'ONG, nous sommes est encore loin dans les faits d'une traçabilité sans faille des denrées tout au long de la chaîne. En témoigne d'ailleurs le scandale des œufs contaminés au fipronil, l’affaire Lactalis, ou encore, des légumes surgelés contaminés à la listeria retrouvés dans des centaines de produits en Europe, causant au moins 9 décès, rappelle l'ONG.  

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Celle-ci rappelle que la législation européenne n’oblige pas les autorités à rendre les informations publiques en cas de fraudes alimentaires. Impossible pour les citoyens de savoir. "Une aberration qui doit être corrigée ! ", s'insurge ainsi Foodwatch. Près de 10 000 personnes ont déjà signé sa pétition « Opacité et impunité face aux scandales alimentaires, ça suffit ! », indique-t-elle.