De nombreux ministres de l’Environnement de l’UE, réunis le 17 mars à Bruxelles, ont plaidé pour un assouplissement du cadre actuel du règlement sur l’utilisation des terres, le changement d’affectation des terres et la foresterie (LULUCF) qui, selon eux, ne reflète plus suffisamment la réalité climatique à laquelle sont confrontées les forêts européennes. Neuf États membres (Autriche, République tchèque, Estonie, France, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Portugal et Slovaquie) ont présenté un document, soutenu par plusieurs autres délégations, dans lequel ils préviennent que l’augmentation des forêts âgées diminue leur capacité à absorber le carbone, passée de plus de 300 millions de tonnes dans les années 1990 à moins de 200 millions de tonnes aujourd’hui. D’autant que ces mêmes forêts sont confrontées à une multiplication d’événements extrêmes : sécheresses prolongées, tempêtes, incendies et attaques de ravageurs comme les scolytes. Les États membres appellent donc à réévaluer les objectifs post-2030 du règlement LULUCF, en privilégiant la résilience et la santé des écosystèmes plutôt que des objectifs de stockage à court terme et insistent pour ne pas pénaliser les gestionnaires forestiers actifs qui assurent la productivité et la résistance des forêts. Une consultation publique sur le cadre climatique post-2030 est en cours jusqu’au 4 mai.
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