Le 2 février, le Contrat d’objectifs et de performance 2017-2021 du Centre national de la propriété forestière a été signé au ministère de l’Agriculture. Un des objectifs est de labelliser 150 GIEEF en 2021 ou encore de faciliter le dialogue entre forestiers et chasseurs.
Le contrat d’objectifs et de performances (Cop) 2017-2021 du Centre national de la propriété forestière (établissement public pour la forêt privée) a été signé, le 2 février au ministère de l’Agriculture. Les signataires sont le ministère de l’Agriculture représenté par Stéphane Le Foll et le CNPF représenté par son président Antoine d’Amécourt et sa directrice Claire Hubert. Ce Cop doit mettre le CNPF « en situation de contribuer significativement au développement de la filière ». Des objectifs précis sont fixés à horizon 2021: passer 150 000 hectares supplémentaires de forêt privée sous document de gestion durable ou encore passer d’un Gieef (groupement d’intérêt économique et environnemental forestier) labellisé à 150. Nouvelle brique du cadre réglementaire pour la filière forêt-bois française, la signature de ce Cop vient compléter celui pour la forêt publique de l’ONF (Office national de la forêt) du 7 mars. Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, cité dans un communiqué en novembre dernier à propos de l’adoption en conseil d’administration de la CNPF du Cop de la forêt privée, souligne que « toute la filière forêt-bois peut désormais compter sur la mobilisation de ces deux opérateurs de l’amont forestier (CNPF et ONF) au service d’objectifs ambitieux ».
Equilibre sylvocynégétique en discussion
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Reste un problème de taille : la gestion de l’équilibre forêt-gibier dans les forêts. Le Cop de la forêt publique prévoit que l’ONF et la FNCofor (communes forestières) « s’engageront, en lien avec la Fédération nationale des chasseurs (FNC), à « identifier de manière concertée et étayée les zones en déséquilibre sylvo-cynégétique ». En outre, cet équilibre est une des priorités nationales du Plan national forêt bois. Le Cop de la forêt privée prévoit que le CNPF « s’efforcera de faciliter le dialogue et les actions communes entre les forestiers et les chasseurs ». Le défi est de taille. « Les discussions entre les chasseurs et les forestiers sont bloquées », affirmait Cyril Le Picard, président de l’interprofession forêt bois, fin janvier. Un décret devait être publié pour créer des commissions paritaires locales pour gérer l’équilibre sylvo-cynégétique des forêts. Néanmoins, le 2 février, Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, a rencontré le président de la FNC Willy Schraen. Selon un communiqué, « la ministre a répondu favorablement à la demande d’arrêter la consultation sur le décret forêt-gibier tant que les forestiers et les chasseurs n’auront pas trouvé un accord dans le cadre d’une nouvelle concertation. » La date pour le terme de la négociation est fixée au 15 avril. En outre, la ministre « partage l’analyse de la FNC sur le besoin d’éviter la multiplication des commissions alors que la loi a prévu une consultation paritaire au niveau régional. »
Le CNPF a compétence pour agir sur 11Mha (70 % de la forêt française).