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Viande/Investissement Forte croissance attendue pour Kerviande

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Kerviande, découpeur de viandes en portions consommateur qu’il livre à domicile, vient d’inaugurer une usine neuve, à Montauban-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine).

L’actionnaire de référence de Kerviande, la holding nantaise Financad Financad détient par ailleurs la société Berjac (Nantes, Loire-Atlantique) qui distribue des produits frais (fruits et légumes, marée) aux cafés hôtels restaurants via le réseau Promocash et Métro. a engagé 2,5 millions d’euros dans la construction d’un nouvel atelier dans lequel a déménagé l’entreprise au début de l’été à Montauban-de-Bretagne, une petite usine opérationnelle depuis le 1er juillet dernier et tout récemment inaugurée. Y travaillent 42 personnes, un peu à la manière d’une grande boucherie.

Sur les routes de Bretagne, de Loire Atlantique et d’une partie de la Vendée, 70 vendeurs se répartissent chacun « 20 à 30 communes (…), en secteur rural et péri-urbain», explique le p.-d.g. de Financad et Kerviande, Jean-Luc Cadio.

Depuis sa reprise en 1996 par Jean-Luc Cadio, Kerviande a nettement enrichi le poids de son portefeuille clients, estimé à « 25 000 - 30 000 contacts » des plus fidèles. Les commerciaux leur présentent trois à quatre fois par an le catalogue composé d’environ 350 références.

On y retrouve essentiellement du bovin, mais aussi du porc, du veau, de l’agneau… en rôtis, entrecôtes, exactement comme chez le boucher. Les commandes transitent par Internet sur le serveur de l’entreprise et les fabrications commencent de manière à livrer les clients une semaine plus tard, en ultra frais pour 85 % des commandes, 15 % en surgelé.

Le panier moyen se situe à 210 euros, avec des prix pratiqués au kilo « qui ne sont pas plus chers qu’en grande distribution», précise M. Cadio. Les viandes sont à 100 % d’origine française, livrées à Kerviande en carcasse pour 30 % et prêtes à découper pour 70 %.

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Les ouvriers de Kerviande découpent la viande et l’emballent dans du papier, comme chez le boucher, avant de la placer dans un carton. Les livraisons s’effectuent dans la foulée. La petite usine traite actuellement entre 8 et 10 tonnes de viande par semaine.

Aller au-delà du Grand Ouest

Kerviande propose également des produits issus du négoce : viandes de volaille, charcuteries et produits festifs, parfois même des gâteaux. Dans sa nouvelle usine, Jean-Luc Cadio table sur une croissance annuelle de 15 % pour que le chiffre d’affaires passe de 12 millions d’euros prévus en 2005 à « 18 – 20 millions d’ici à cinq ans ».

Selon les plans du dirigeant, une cinquantaine de vendeurs devraient rejoindre, d’ici à 2009, les rangs de Kerviande qui pourrait bien, à terme, élargir son territoire commercial « hors des frontières du Grand Ouest». Selon M. Cadio, deux commerciaux prospectent déjà la région de Niort (Deux-Sèvres) « et les résultats sont très encourageants».

De toutes façons, la petite usine de Montauban-de-Bretagne peut multiplier ses volumes par trois, sans grand investissement. Cependant, face à une consommation de viande bovine en recul de 4 % l’année dernière, notamment en raison de la flambée des prix sur le marché, Kerviande a « connu une année difficile en termes de résultat. Mais l’important, c’est notre fichier client. Certains industriels n’en ont que 5. Nous en avons 30 000».