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Grippe aviaire Forte similitude entre les virus découverts au Royaume-Uni et en Hongrie

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Après avoir d’abord suspecté une transmission par un oiseau sauvage, les autorités britanniques examinent la possibilité d’un lien entre les virus H5N1 découverts au Royaume-Uni et en Hongrie. Une éventualité mise en doute par le groupe Bernard Matthews, propriétaire de l’élevage de dindes contaminé dans le sud de l’Angleterre, qui possède une filiale agroalimentaire en Hongrie.

Le groupe agroalimentaire, Bernard Matthews, propriétaire de l’élevage contaminé, a contesté le 9 février cette piste de contamination, affirmant n’avoir aucun lien commercial avec sa filiale hongroise Saga Foods. Selon ce groupe alimentaire, l’élevage d’oies contaminé en Hongrie se trouvait à 257 km de ses installations et il n’y a pas eu de cas dans ses fermes ou celles de ses fournisseurs. Reste que 38 tonnes de dindes transitaient chaque semaine entre les exploitations britanniques et hongroises du groupe. Le virus H5N1 qui a contaminé l’élevage anglais d’Holton est « fondamentalement identique » à celui ayant touché la Hongrie, ont souligné le 12 février les autorités vétérinaires britanniques. Cependant, aucune preuve de « mouvements illégaux ou dangereux de produits aviaires de Hongrie vers le Royaume-Uni » n’avaient encore été trouvés à cette date. « Nous travaillons toujours sur l’hypothèse principale d’une transmission de volaille à volaille, le code génétique étant le même que dans le cas hongrois », a déclaré David Miliband, ministre britannique de l’Environnement, le 11 février. Mais on ignore encore exactement comment le virus a pu se propager de Hongrie jusqu’à l’élevage du Suffolk à près de 2 000 km de là. Il a été établi que Bernard Mathews avait continué ses importations et exportations vers la Hongrie plusieurs jours après la découverte du virus à Holton. Toutefois, M. Miliband a défendu la poursuite des échanges, estimant que les interdire aurait été contraire aux règles de l’UE sur le commerce. Pour sa part, la Commission a estimé que les règles communautaires de prévention contre la grippe aviaire semblait avoir été correctement suivies. Celles-ci stipulent que la viande de volaille cuite peut être exportée car la cuisson à 70 degrés tue le virus, a noté un porte–parole.

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