Alors que le référendum d’initiative partagée (RIP) « pour les animaux » atteint actuellement 677 000 signataires, la filière française de la fourrure appelle, dans un communiqué le 10 septembre, « à la prise en compte des conséquences économiques, sociales et budgétaire ». Le RIP propose l’interdiction des élevages en cage d’ici 2025 et l’interdiction de construire des bâtiments d’élevage sans accès au plein air, mais aussi l’interdiction des élevages des animaux pour leur fourrure, de la chasse à courre… Pour les professionnels de la fourrure, l’ensemble de ces mesures représenterait une perte de 165 000 emplois et de 2,6 Mrd€ de PIB, ainsi qu’une augmentation des dépenses publiques de 3 Mrd€ (essentiellement pour la gestion de la faune). La profession précise que « les modèles utilisés pour leurs travaux sont imparfaits » et ils « invitent les institutions les plus réputées et disposant des moyens les plus importants à s’engager dans une analyse équivalente ». Pour être examiné, ce texte doit recueillir le soutien d’un cinquième des parlementaires (185 députés et sénateurs), puis d’un dixième du corps électoral (4,7 millions d’électeurs).
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Vin : la filière s’accorde pour inclure l’œnotourisme dans le PSN
Ouvrir une ligne œnotourisme dans le Plan stratégique national (PSN) : la filière s’est accordée le 8 avril pour…
Pesticides : prison ferme pour trafic contre un fournisseur et un maraîcher
Le 7 avril, le tribunal correctionnel de Marseille a condamné l’apporteur d’affaires Alain Hebrard et le maraîcher…
Pesticides interdits : des exploitations agricoles perquisitionnées en Charente-Maritime
Une dizaine d’exploitations agricoles de Charente-Maritime ont été perquisitionnées dans le cadre d’une enquête sur la…