La production nationale de fraises pour la campagne 2025, estimée à 70 200 tonnes, serait en baisse de 2 % sur un an et inférieure de 2 % à la moyenne 2020-2024, selon l’analyse des services du ministère de l’Agriculture (Agreste). Les surfaces nationales implantées pour la campagne 2025 seraient de 3 669 hectares, niveau comparable à celui de la campagne précédente, mais en retrait de 4 % par rapport à la moyenne 2020-2024.
En début de saison, le marché a été rythmé et organisé : « Cette structuration permet de développer une bonne dynamique face à une demande intéressée », note le RNM, dans son bilan de campagne. En avril, l’augmentation des volumes, portée par une météorologie globalement favorable à la production, a rencontré une consommation dynamique. Les actions mises en place ont permis de fluidifier un marché dans lequel presque tous les bassins étaient présents.
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En mai, la production a ralenti : « Les variétés allongées ont amorcé leur diminution au profit des rondes qui prennent alors le relais plus lentement. Le mois de mai a été caractérisé par un creux de production conséquent. Les variétés remontantes tardent à arriver. » Les fortes chaleurs observées sur la deuxième quinzaine de juin ont ensuite pesé sur la production en générant des pertes de fleurs, mais également des fruits petits et déformés nécessitant un tri important à la cueillette. La pression sanitaire a par ailleurs contribué à des volumes en retrait. « Cette offre limitée a fait face à une demande un peu moins pressante », précise le RNM, « En effet, comme habituellement à cette période de la campagne, la consommation s’est dispersée avec l’arrivée sur le marché des premiers fruits à noyaux. Dans ce contexte, le commerce a été fluide et les cours sont restés fermes à haussiers ».
PG